« La ville aux 800 000 architectes » : C'était le titre d'un article écrit par M. Adel Latrach sur les colonnes de La Presse de Tunisie il y'a quelques années. Ce titre me revient à l'esprit à chaque fois où je me promène dans les rues de la ville, et voici une illustration en images :
Légende: (A) Le tableau par excellence - (B) Nouveau building sur les ruines du cinéma Rex - (C) L’ancien siège du gouvernorat - (D) Un immeuble dans un triste état
Bab Bhar, le quartier bâti à l'époque coloniale perd petit à petit son charme. Le colonisateur a respecté l'esprit arabo musulman et a crée une cité avec un style architectural homogène et où les batisses ne dépassent pas les trois ou quatre étages. L'hôtel de ville, le palais Ben Romdhane (B) ou le consulat de France devenue Maison de France restent jusqu'aujourd'hui des plus beaux bâtiments du centre ville de Sfax.
Le tableau est défiguré (A). Les anciens chefs d'œuvres, dans un sombre état, observent leurs voisins grimper dans le ciel, non soucieux de la valeur de l'héritage.
On s’est habitué à l’anarchie totale dans les différents quartiers de la ville. Les réalisations de Sfax Al Jadida, qui n’a de moderne que son nom, sont une illustration du mauvais gout et témoignent de l’insouciance de la mairie qui tolère le sacrilège de la beauté des différents quartiers, mais au moins gardons le beau trésor qui nous a été légué:Le centre ville historique de la capitale du sud : Bab Bhar .. ou plutôt, sauvons ce qu’il reste à sauver avant que le virus n’atteigne tout le corps.
Citer cet article sur votre site
Pour créer un lien vers cet article sur votre site, copiez et collez le texte ci-dessous dans votre page.Prévisualisation :
|
Comment pouvez vous vous taire gens d...
La Tunisie dote Enfidha d’un port e...
Et je répondrai sans retenue à cet ...
Le seul mot qui n'ait pas été prono...
La politique est une guerre sans effu...
la sauvagerie israelienne, l'indiffé...
(Courrier) 5 janv. 2009 ...
Les populations cherchent toujours la...