Temps lourd. Public nombreux. Terrain en bon état. CSS-ESS 0-0. Arbitrage de Mohamed Bennouza (Algérie). Avertissements : Merdassi, Mrabet et Opoko (CSS), Mohamed Sacko et Souhaïel B. Badhia (ESS). CSS : Khalloufi, Bouzidi, Abbès, Rouid, Merdassi, Mrabet, Hammami, Souma Nabi, Nafti (Younès 80’), Koissy, Opoko (Guemamdia 65’) ESS : Mathloudi, Bjaoui, Ben Radhia, Falhi, Jmel, Mida (Tembo 75’), Bukhari, Sacko, Abdennour, Opara, Ziadi (Mosrati 63’).
Contrairement à ce qu’attendaient les nombreux fans, venus hier garnir les travées du Mhiri, le CSS et l’ESS ont joué au chat et à la souris. Comme si chacun d’eux voulait éviter la surprise. Résultat : un zéro à zéro et de rares occasions sérieuses de scorer qui ont laissé les spectateurs sur leur faim. En cherchant surtout à éviter d’encaisser un but à domicile qui pourrait rendre sa tâche délicate à Sousse dans deux semaines, le CSS a joué la prudence avec un marquage strict sur les avants adverses et une couverture en défense comme au milieu du terrain, ce qui a hypothéqué son jeu d’attaque. On n’a d’ailleurs rarement vu Blaise Koissy bien en place au cœur de l’attaque, laissant son coéquipier Opoko se débattre tout seul au milieu de deux, voire trois défenseurs, qui le serraient de très près. Seul Souma Nabi a tenté d’apporter sa contribution en attaque, en mettant à deux ou trois reprises au cours de la première mi-temps le gardien Mathlouthi à contribution (7’, 10’ et 24’); mais trop peu pour espérer forcer la décision face à une équipe sahélienne bien regroupée, aussi bien en défense qu’au milieu.
Mieux encore, Gauthier a aligné une formation à vocation offensive où figuraient Opara, Bukhari et Tarak Ziadi quoique ce dernier ait été plutôt effacé durant les 63 minutes qu’il avait jouées. Son remplacement par Majdi Mosrati n’a pas apporté non plus le résultat escompté au niveau de l’attaque. Il faut toutefois mettre en exergue le rôle prépondérant joué par Opara aussi bien dans la percussion que les essais au but. A son actif, lui aussi, trois essais dangereux qui ont failli donner une autre tournure au match, notamment à la 25’ du jeu, lorsqu’il a évité Rouid avant de tirer à bout portant, obligeant Khalloufi à se détendre pour parer au tir canon de l’ailier sahélien. Une autre tentative sérieuse de scorer est à mettre à l’actif de l’avant sahélien et qui a mis également le gardien sfaxien à rude contribution (51’). Le CSS a placé Opara par la suite sous une étroite surveillance, tout en renforçant sa ligne avant par l’entrée de Guemamdia (61’) et Hamza Younès (80’). Mais sans changement au score ou dans la manière. La manche retour ne sera pas une promenade de santé pour chacun d’eux.
Rachid AYADI
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