الجزء الأوّل:أطوار بنائه و ترميمه
يعتبر سور مدينة صفاقس من أجمل الأسوار الإسلاميّة بتونس هندسة و تصميما وبناء و قد انفرد بالبقاء تامّ الشّكل إلى اليوم على صورته الأولى و إن رمّم مرّات عديدة و أعيد ما كان وقع منه في أحداث تاريخيّة عديدة مثلما كان الشّأن في العهد الصّنهاجي و الحفصي و التّركي . و نظرا لما كان للأسوار من أهمّية في حماية المدن كان اعتناء الحكّام و السّكّان بها عظيما لترميمها و تجديدها أو الزّيادة في تحصينها و تدعيمها و ذلك يتطلّب أموالا طائلة الأمر الّذي جعل المحسنين من أهل البرّ و الخير يوقفون عليها من أموالهم وممّا يمتلكونه من العقّارات و ألأراض و قد كان لسور صفاقس أحباس كثيرة يشرف عليها ناظر خاصّ يسمّى "مقدّم السّور" أو "وكيل السّور" و يختار من أهل العلم و الورع، يصرف مداخيلها فيما فيه صلاح السّور و تدعيمه فبمثل هذا التّضامن عاش سور صفاقس شامخا رغم ما شاهده من حروب و فتن.
أطوار بنائه يرجع تاريخ بنائه إلى سنة 849 م في عهد الأمير أبي العبّاس محمّد ابن الأغلب على يد صاحب جبنيانة علي بن سلمّ البكري الّذي كان" من أهل العلم من أصحاب سحنون ابن سعيد رضي الله عنه وهو ولد سحنون من الرّضاعة، أرضعته أمّ محمّد بن سحنون ثمّ ولاّه سحنون قضاء صفاقس و سائر قرى السّاحل و هو فيما ذكر كان بنى جامع صفاقس و سورها بالطّوب" (اللبيدي) وقد وقع تجديدهما بالحجارة و الكلس في عهد الأميرأبي إبراهيم أحمد ابن الأغلب (856ء863م).
انّ الحجارة المستعملة في بناء السّور صغيرة الحجم ما عدا بعض الأجزاء و الحصون بنيت بحجارة ضخمة و منقوشة، مربّعة أو مستطيلة الشّكل و هو يبتدئ من الأسفل عريضا بنحو المترين و النّصف و يتصاعد مسندا فيقلّ عرض جداره حيث لا يتجاوز في نهايته الخمسين صنتمترا تقريبا و يبدو أنّه قد زيد في ارتفاعه حيث ظهر بالجهة الشّرقيّة أثناء بعض الأشغال شرفات مصطقّة في وسط الجدار ممّا يدلّ على أنّها كانت سابقا في أعلى السّور. و من الملاحظ أنّ مدينة صفاقس قد بنيت فوق ربوة فترى السّور المحيط بها عاليا من الخارج و في استواء تام لا يمكن تسلّقه بينما هو من الدّاخل يمكن للفرد في بعض الجهات الإشراف منه على الخارج ممّا يدلّ على عدم توازن أرض الرّبوة الّتي بنيت عليها المدينة. السّور و البحر كان شّاطئ البحر يبتدئ من مقام "سيدي جبلة" (شارع 18 جانفي) و ياخذ في الإلتصاق بالسّور جنوبا حيث القصبة و قصر الوالي القديم ثمّ يأخذ في الإبتعاد عن السّور كلّما اتّجه إلى الشّرق إلى أن يصل إلى محطّة الأرتال حيث كانت المرسى الشّرقيّة و شارع الحبيب بورقيبة و هو مكان الشّاطئ الأوّل. و قد وصف الشاعر"ابن حمديس" التصاق البحر بالسّور من جهة القصبة في القرن الحادي عشر ميلادي في قصيدة مدح بها حاكم صفاقس علي بن تميم الصّنهاجي، قال فيها بالخصوص: ولم أر أرضا مثل أرضــكم الّتي يقبّل ذيل القصر في شطّها البــحر و القصر هنا هو قصر حاكم المدينة منذ تأسيسها إلى العهد الحفصي و مازال موجودا داخل القصبة بالرّكن الجنوبي الغربي. المرجع: تاريخ صفاقس لأبي بكر عبد الكافي الجزء القادم: سور المدينة.ء المحارس و الرباطات
SFAX - LES REMPARTS
1ère partie : construction et aménagements
Les remparts de Sfax sont considérés parmi les plus beaux remparts islamiques en Tunisie tant sur le plan de la conception et de l’architecture que sur le plan de la construction ; aussi sont-ils également parmi les seuls à résister jusqu’ici à la dégradation causée par les conflits et les guerres des périodes « sanhadjides », « hafsides » et turques, et ce, grâce aux aménagements et réhabilitations dont ils firent l’objet. Aussi et compte-tenu de l’importance des remparts dans la protection de la cité, les gouvernants et les habitants ont toujours manifesté le plus grand intérêt à en assurer la maintenance, la réhabilitation et la rénovation malgré le grand volume de dépenses que cela nécessitait. En prévision de telles entreprises, les citoyens charitables faisaient des dons et legs au profit d’une association créée à cet effet dans le cadre des « Djamaiyas des Habous » ; c’est ainsi que les remparts de Sfax disposèrent de beaucoup de biens « habous », administrés par un gérant ayant le titre de « oukil » désigné parmi des hommes de savoir [religieux] et de piété. C’était donc grâce à cet esprit de solidarité que les remparts purent résister et survivre aux multiples conflits et guerres. Construction et maintenance Les remparts ont été construits en l’an 849 de l’ère chrétienne, pendant le règne du prince aghlabide « Abû el Abbas Mohamed » ainsi que sous la supervision du Cadhi de Djebeniana « Ali ben sella’m El bekri » qui était « un homme de savoir [religieux] et un compagnon de l’Imam Souhnoun Ibn Said » ; celui-ci « l’avait nommé cadhi de Sfax et des bourgades du Sahel après qu’il eut fait construire la Grande Mosquée et les remparts en argile» [El labidi] Les remparts furent reconstruits en pierre pendant le règne du prince aghlabide « Abou Ibrahim Ahmed » (856-863 p.c.). Les pierres utilisées sont de petites tailles sauf en ce qui concerne les fortifications et quelques autres parties qui étaient faites en pierres assez grosses et martelées, de forme carrée ou rectangulaire. les remparts sont relativement larges par le bas atteignant ainsi les deux mètres et demi à la base mais s’élèvent en diminuant d’épaisseur sans guère dépasser les 50 centimètres environ au sommet ; par ailleurs, il semble qu’il en fut rajouté à leur hauteur ; en effet , il a été observé à l’occasion des travaux d’aménagements engagés sur le côté oriental, des remparts crénelés alignés au milieu des murs , ce qui permet de croire que celles-ci constituaient auparavant le sommet des murs. Il est rappelé que la ville de Sfax est construite sur un promontoire ; aussi peut-on observer que de l’extérieur les remparts sont assez élevés et en parfait équilibre alors que de l’intérieur de la médina, il est possible en quelques endroits de se pencher à l’extérieur ce qui permet de conclure que le terrain de la médina n’est pas équilibré. Les remparts et la mer
La plage prenait initialement naissance près du mausolée de « sidi Djebla » à l’actuelle avenue du 18 janvier et se rapprochait progressivement des remparts sud jusqu’à la Kasbah et l’ancien palais du gouverneur ; là, elle commençait à s’en éloigner au fur et à mesure qu’elle s’étendait vers l’est jusqu’à la gare des trains où se trouvaient l’emplacement du port oriental et l’avenue Habib Bourguiba. Déjà au 11ième siècle de l’ère chrétienne, le poète « ibnou Hamdis » avait décrit l’étreinte de la mer et des remparts en s’adressant en ces termes au gouverneur de Sfax:
Je n’ai pas encore vu une terre aussi belle que la votre Où le flanc du palais embrasse la mer et la plage
Source : Histoire de Sfax ; Boubaker Abdelkafi Partie suivante : Sfax.- Les Remparts.- les guets et les ribats


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