
À l’occasion de l’ouverture de la saison culturelle, Farhat Bouallagui, sous son archet envoutant, nous a fait vivre une agréable fin d’après midi au centre culturel Jammousi , ce vendredi 24 octobre 2008.
Peu connu en Tunisie, son pays natal, ce jeune de Kasserine est monté à Paris dans les années 80 après avoir su confirmer son talent auprès des maitres du violon à Tunis : Fathi Zghonda et les autres.
Dés son arrivée à Paris, il a su se placer sur la scène internationale en accompagnant Sapho et participant à ses compositions. Il accompagne aussi, toujours avec son violon, Khaled, Francis Lalane, Cheb Memmi. Il a participé à l’enregistrement de Café de délices de Patrick Bruel. Sting fait appel à lui pour jouer et arranger son titre Desert Rose.
En dépit du retard et des tracasseries de la sono, le concert débute par un superbe solo de tar puis une communion s’installe entre tous les instrumentistes parmi lesquels on a reconnu à la contre basse Néjib Belhédi et à la guitare basse Adel Jouini. Tous les présents ont pu apprécier le subtil mélange de styles, l’adaptation fascinante des grands classiques allant de Brahms à Hedi Jouini en passant par Farid Al Atrech et Mohamed Abdelwaheb, pour lequel il joua « Annahr El Khaled » dans une nouvelle distribution ,dans des genres algérien, marocain, indien , russe, chinois, tunisien et bien d’autres. Une adaptation qui pourrait choquer les rigoristes
En tout cas nous avons aimé cette capacité dont dispose Farhat Bouallagui pour passer du classique au moderne, de l’oriental à l’occidental, d’un style à l’autre. Nous espérons le revoir à Sfax dans d’autres occasions avec des compositions propres à lui.
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