Opinions
Sam 27 Mar 2010 |
1153
(38 votes, moyenne 4.89 sur 5)
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Écrit par Chokri Yaich - SfaxOnline.com
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Chaque année, à cette même époque, j’accomplis comme tout autre usager de la route un devoir : payer «la vignette automobile», un geste parmi tant d’autres à travers lequel, en bon citoyen, je m’exprime également en contribuable appartenant à ce pays que j’aime profondément. Concrètement et sur le terrain, pour traverser l’espace urbain à Sfax, entre autres pour atteindre "l’administration fiscale", on doit s’armer de courage et disposer de « nerfs d’acier » pour réussir à subir la rude épreuve : il faut supporter les secousses causées par les chaussées criblées de cratères et de trous alternant aux bosses et autres « dos d’âne », sans parler des désagréments attendus des « pistes carrossables* » qui remontent à l’époque ottomane et relient les axes routiers dont le piteux état vient d’être sus-décrit !. De secousse en secousse, sur la piste « panache de poussière » ou sur la chaussée cabossée, un sentiment de colère, un malaise mêlé de révolte m’envahit. Je pense aussi à ces 150 à 200 miles** utilisateurs de la route aussi mécontents que moi, condamnés à supporter l’état catastrophique des routes et le désordre total de la circulation malade de "l’absence d’infrastructures appropriées", et qui gaspillent bêtement leurs économies en réparations chez les mécaniciens. A propos des pistes carrossables, un responsable de la Mairie de notre ville m’a confié qu’au rythme actuel, tenant compte du maigre budget alloué à la Municipalité de Sfax, il faudrait encore un siècle pour goudronner les pistes sur seulement un rayon de 4 km autour du centre ville !! Le constat est alarmant, la réparation s’impose et ne peut plus attendre. Tout est possible et tient au bon vouloir des «autorités» qui restent seuls maîtres de toute décision de cet ordre et surtout qui tiennent le cordon de la bourse. De quelque manière que ce soit (inclusion dans le budget de l’Etat, crédit ou autre) la solution durable et définitive n’est possible que si les vrais décideurs le veulent et le décident... Lire la suite...
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Sam 27 Mar 2010 |
1152
(84 votes, moyenne 4.87 sur 5)
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Écrit par Mohamed ALOULOU - SfaxOnline.com
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| | Elections municipales à Sfax : l’heure de vérité
Un constat troublant résume tout : à Sfax depuis l’indépendance jusqu’à nos jours aucune réalisation digne de ce nom n’a été accomplie comme il se doit, à temps et à la dimension de cette grande ville qui est pourtant de très loin la première du pays, après La Capitale.
Comment comprendre cet incroyable mystère et comment l’accepter ??
Pour expliquer l’inadmissible fait, on a pris l’habitude de dire qu’il n’y a pas que Sfax, allusion faite aux autres régions défavorisées. La remarque est en elle-même une fade évidence, mais au pays où il se fait un peu partout (et pas dans La Capitale seulement) des réalisations fantastiques et des dépenses de prestige il serait plus juste de penser et plus honnête de dire qu’il y a aussi Sfax. Cette ville a autant le devoir de penser aux autres qu’elle n’a le droit, comme toutes ses semblables, de réclamer la part qui lui revient normalement du « gâteau national », en toute transparence et en toute équité.
On a commencé par dire que Sfax se portait bien. C’était bien vrai, jusqu’à ce qu’on la mette au régime forcé, un jeûne impitoyable et sans fin qui a fait d’elle la ville cachectique, la ville de tous les problèmes, anémiée par les déficits longuement accumulés.
On continue de prétendre que Sfax se porte bien ; on ne peut rire de "ce qui fait pleurer" et ne pas réagir face à autant de mensonges ou de préjugés niais, entretenus par un régionalisme de circonstance et de bas niveau. De nos compatriotes qui (un peu par mimétisme) nous jugeaient sévèrement, aucun n’a continué à le faire après avoir convenablement visité Sfax et découvert la réalité et les dessous de sa souffrance.
N’allons pas aussi loin ; n’y a-t-il parmi nous des carriéristes locaux de la politique qui osent encore prétendre effrontément que Sfax ne manque de rien et qui ne cessent de remercier les responsables nationaux pour la sollicitude et les avantages dont ils l'auraient (selon eux) gratifiée !
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Ven 26 Mar 2010 |
1150
(38 votes, moyenne 4.95 sur 5)
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Écrit par Raouf Ellouze - SfaxOnline.com
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Sfax sort à peine d’une crise majeure causée par la douteuse affaire du “contrat des zones bleues”, et la population encore sous l’euphorie d'en avoir été libérée reste consciente de la gravité de la situation de la ville. En d’autres circonstances, l’exaltation serait vite retombée mais l’approche des élections municipales la maintient dans un certain “état de mobilisation” et le mot d’ordre est unanime : il faut sauver Sfax.
OUI mais comment peut-on la sauver?
Sauver Sfax nécessite des moyens, beaucoup de moyens. Remettre Sfax en état nécessite aussi des hommes, mais plus jamais “n’importe lesquels”. Nous avons vécu le drame pendant ces années où Sfax glissait inexorablement vers le fond pendant que le reste du pays était tiré vers le haut notamment les grandes villes, dont Sfax –plus que toute autre et en tout premier lieu- est supposée faire partie.
A quoi devons nous cette déchéance? Plusieurs raisons importantes peuvent être invoquées mais je ne voudrais en traiter ici qu’une seule, et non des moindres, à savoir la défaillance de ces Femmes et de ces Hommes qui étaient supposés veiller à la destinée de la ville et en faire valoir les droits. Ceux-là que les froids calculs et la soumission à l’autorité, solidement ancrés dans nos mentalités orientales, inhibent et empêchent de discuter “toute décision” même la plus absurde, ces béni-oui-oui congénitaux que font-ils ici et d’où viennent-ils donc? Parachutés et imposés pour gérer la ville, choisis pour leur clientélisme et leur “bonne conduite”, venus par intérêt personnel ou pour assouvir une ambition, presque tous se retrouvent assis sur un siège trop grand pour eux. Ils prennent ce siège et les responsabilités qui lui incombent pour une catapulte dont ils se servent pour se propulser vers les sommets de la hiérarchie ou du monde des affaires (interlopes), sinon vers le septième ciel d’une carrière dont ils ne pouvaient probablement jamais rêver. Lire la suite...
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Jeu 18 Mar 2010 |
1141
(26 votes, moyenne 4.96 sur 5)
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Écrit par Ahmed Chaari - Sfaxonline.com
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Les gens commencent à en parler, les journaux aussi [1], les élections municipales du 9 mai semblent être cruciales pour l'avenir de la ville de Sfax. Plusieurs raisons expliquent ce regain d'intérêt de la vie politique chez les sfaxiens, mais la principale reste celle du niveau de dégradation record qu'a atteint la ville durant ce dernier quinquennat.
Les sfaxiens en ont marre et veulent reprendre les choses en main. Ils ont compris qu'observer un changement revient à s'engager et donner de son temps pour servir, proposer et travailler pour le bien être de la communauté.
Le bilan du conseil municipal sortant est jugé catastrophique par la majorité ce qui explique la présence massive lors des derniers conseils et le mécontentement généralisé des sfaxiens: Mais qui en est le responsable ?
Si on essaye de délimiter les responsabilités de ce médiocre constat, on trouve que toutes les parties avaient une part de responsabilité. En toute évidence, le premier est le conseil municipal sortant qui a adopté des mesures dont on est entrain de subir collectivement les conséquences. Ensuite vient la responsabilité des élites de Sfax (médecins, avocats, ingénieurs, chef d'entreprises, etc.) qui ont boudé, pour une raison ou une autre, la vie politique. Ceci a créé un vide, rapidement envahi par des personnes qui ne sont pas forcément toutes compétentes et engagées pour servir leur ville.
On reproche ici aux personnes dites "élites", amoureuses de leur ville, de ne pas accomplir leur devoir en "cédant ces postes" aux autres. Naturellement toute structure politique (conseil municipal ou autre) doit être constituée par un nombre déterminé de membres. Si les personnes intègres ne se présentent pas pour les élections et défendre les intérêts de la ville, d'autres individus (opportunistes et arrivistes) vont prendre la place et vont défendre d'autres intérêts.
Enfin arrive la responsabilité du simple citoyen, assistant tous les jours passivement à la dégradation de sa ville sans la moindre réaction. Il a fallu attendre l'affaire des zones bleues pour observer une forte mobilisation citoyenne revendiquant une meilleure vie à Sfax. Cette mobilisation commence à donner ses fruits. Elle devrait continuer jusqu'au 9 mai date des élections communales. En espérant par ailleurs que les "élites" de Sfax ne refassent pas la même erreur, nous attendons qu'ils s'engagent pour leur ville et se fassent élire pour rehausser le niveau.
Après cette date, les citoyens doivent poursuivre leur mobilisation en mettant la pression à la fois sur les élus et les décideurs pour que la ville de Sfax puisse bénéficier des financements nécessaires à son développement et la réalisation des projets dans les normes et les délais prévus.
Ahmed Chaari
Autres contributions de l'auteur
[1] : Article paru le 09 mars 2010 dans alchourouk.com
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Lun 01 Mar 2010 |
1118
(19 votes, moyenne 5.00 sur 5)
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Écrit par Ali ELLEUCH - SfaxOnline.com
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Il s’agit d’une rue récente, surchargée de quelques R+6 de ses deux côtés et qui connaît un trafic intense difficilement absorbé par sa chaussée relativement étroite. Ses trottoirs, aussi étroits, ne laissent aucune chance pour céder quelques dizaines de centimètres à la chaussée dans un court, moyen ou même long terme. L’aménagement critique de cette tranche de Sfax El Jadida a été partiellement reconnu (avec d’autres tranches d’ailleurs) par le fait d’imposer à cette rue (et plusieurs autres) un sens unique de circulation pourtant il y avait depuis longtemps un cas réel déjà en place à en tirer l’exemple celui de l’avenue d’Algérie. Effectivement, avec une chaussée de largeur équivalente à celle de la rue Sidi Ellakhmi, des trottoirs plus larges et un sens unique de circulation (sauf pour les bus), cette rue connaissait, avant l’existence de la rue Sidi Ellakhmi, quotidiennement un trafic intense malgré que ses constructions ne dépassaient pas les R+3.
Actuellement, la rue Sidi Ellakhmi continue à être le théâtre de plusieurs bouchons particulièrement lors d’une livraison de marchandise, lors d’une collecte de poubelles ou encore lors d’un contrat de mariage ou d’une prière à la mosquée.
Cet état est certes affligeant, mais le plus embarrassant est à venir dans un futur proche. En effet :
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