Les professionnels connaisseurs de la santé sont unanimes : les structures hospitalo-universitaires actuellement en activité à Sfax sont très loin de répondre aux besoins minimums du citoyen sfaxien, notamment celui issu des classes économiquement défavorisées. De ce fait, un nouveau CHU serait toujours le bienvenu, pourvu qu'il vienne ...
Toutefois il est important à ce propos de signaler quelques points fondamentaux et délicats afin de veiller -en premier et surtout- à ne pas reproduire le modèle et les anomalies du CHU Hédi Chaker.
Ce CHU est en effet dépourvu d'une structure propre pour l'accueil des urgences, et il est important de rappeler que toutes les urgences médicales de l’agglomération de Sfax sont recueillies par le seul service des urgences de la ville opérant au CHU Bourguiba voisin.
Le CHU H. Chaker ne dispose également pas d'un laboratoire d'analyses médicales capable de répondre à ses propres besoins, si bien que la majorité des prélèvements est acheminée vers le CHU de H.Bourguiba, en certaines circonstances vers les laboratoires privés de la ville.
Tous ces facteurs ne font que compliquer "la prise en charge des patients" entre différentes structures géographiquement et administrativement disloquées. Ceci alourdit fastidieusement le coût de ces prises en charge par une cascade interminable de courses et de déplacement de patients, de prélèvements et de dossiers dans les deux sens. La conséquence est un éparpillement et un gaspillage des ressources humaines et des équipements logistiques, du transport et du brancardage, en plus d’un risque élevé de dossiers perdus, des rendez-vous sans cesse reportés et des durées de séjour injustement prolongées.
Les médecins universitaires finissent par se lasser et perdre goût au travail dont ils voient la qualité s’altérer par le concours d’un tas de circonstances à impact négatif. Il est décourageant de voir sans cesse les rendez-vous d’explorations retardée, les comptes rendus égarés dans les labyrinthes des rouages inter-CHU, les patients égarés et désemparés. Dans cette athmosphère pénible, bon nombre de ces médecins universitaires -qui ne s'y retrouvent pas et s'y trouvent mal- finissent par choisir d'aller s'installer dans le secteur privé.
On comprend donc pourquoi ce fameux "noyau d'un troisième fragment de CHU" qu’on envisage de réaliser ne fera qu'aggraver la situation en dispersant encore plus des dossiers médicaux déjà éparpillés.
Imaginez tous ces prélèvements biologiques qui doivent parcourir plus que 11 km de routes (en mauvais état et encombrées) pour devenir inexploitables une fois parvenus au laboratoire de destination, celui du CHU H-Bourguiba en l'état actuel des choses.
Imaginez le pauvre "couple médecin-patient" attendre des jours et des semaines pour recevoir en fin de compte et en guise de résultats un petit bout de papier portant les mentions devenues de plus en plus courantes telles que "sang coagulé", "sang hémolysé" ou « culture négative ».
Imaginez un instant cette malheureuse bactérie ou ce damné parasite résister des heures durant pour survivre et pouvoir parvenir sur la paillasse d'un biologiste opérant à l'autre bout de la ville.
Imaginez enfin la somme de faux résultats et tout le gâchis et le gaspillage que cela comporte.
En bref, après 3 décades d'attente, Sfax a besoin d'un CHU... un vrai CHU ... un CHU indépendant capable de résoudre les problèmes de santé de ceux qui en auront besoin… et non pas d’un CHU impuissant (castré) qui ne fera que recruter des milliers de patients dont la plupart des cas sérieux ne seront résolus qu’en étant acheminés ailleurs, le seul CHU opérationnel de la ville étant le CHU Bourguiba, lui-même enlisé dans ses besoins inextricables en hommes et en équipements et ses problèmes de dysfonctionnement.
Enfin, à une échelle plus grande et dans une vision plus globale, il est étonnant que Sfax soit la seule ville disposant d’un « unique CHU opérationnel » pour toute une population sud-tunisienne comptant plus que 4 millions d’habitants. Et il serait temps de penser à installer une faculté de médecine et un CHU attenant dans l’un des gouvernorats du sud-ouest tunisien (Gafsa par exemple). Ceci ne ferait qu’améliorer les conditions de prise en charge des citoyens du sud-ouest d’une part et aiderait à fixer les médecins spécialistes dans ces régions d’autre part. Le déplacement quotidien pour soins de milliers de patients et de leurs parents vers les villes de Sfax et de Sousse pourra enfin prendre fin.
Par ailleurs, pourquoi l’une des deux facultés de Médecine du Sahel (Monastir par exemple) ne pourrait-elle pas voir sa vocation principale transformée en centre de recherches médicales appliquées (à l’instar de l’INSERM en France). Un tel concept, s’il voyait le jour, pourrait réunir les budgets et les cadres médicaux de recherche actuellement dispersés sur les quatre facultés de médecine du pays, alors que chacune à part dispose d’un budget nettement insuffisant pour mener à bien les projets de recherche en cours. Ces budgets suffisent souvent tout juste à envoyer un nombre réduit de médecins à l’étranger pour des séjours de formation, pour la plupart de durée courte et nettement insuffisante.
Mohamed Mounir Ben Amor
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أضخم المشاريع الصحية المبرمجة يهم المستشفى الجامعي الجديد بصفاقس الذي سيقام على مساحة 31 هكتارا ومساحته المغطاة في حدود 28.5 ألف متر مربع، فيما حددت كلفته الاجمالية بقرابة 35 مليون دينار.
وسيضم المستشفى الجامعي الجديد بصفاقس في مرحلة أولى 147 سريرا في عديد الاختصاصات، اضافة الى بناية الادارة وبهو الاستقبال والعيادات الخارجية والمخابر، ويتم حاليا تحديد مكونات البرنامج الوظيفي المفصل للمشروع وإعانة الادارة على إعداد طلب عروض عالمي واختيار المقاولة بعد أن تم تعيين مكتب دراسات.
Qui va t-on croire??? Et pourquoi ce marche arrière, est ce que le Ministère de la santé s'est réveillé maintenant suit à nos appels??
Ou va-t-on construire cet hopital??
Le temps qui passe d'année en année et de décennie en décennie, qui on profite de tout ça??
Qui est le perdant de tout ça??
Faut attendre combien de temps pour la réalisation de ce nouveau projet, maintenant sur le papier..