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" Aucune région de notre pays ne pourra, non plus, demeurer à l'écart du processus de développement, que ce soit dans les campagnes ou dans les villes, dans le Nord ou dans le Sud. "
Discours du Président Zine El Abidine Ben Ali - 7 novembre 2007.
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Home Idées Opinions Régions : Pour un développement national rationnel et équitable.

25

Sep

2009

Régions : Pour un développement national rationnel et équitable.
(5 votes, moyenne 5.00 sur 5)
Écrit par Ahmed Chaari - SfaxOnline.com   

arbre

Ces dernières années, Tunis est en train de croître sur un rythme de plus en plus effréné, nettement au dessus de celui du reste du pays, à de rares exceptions régionales près.

 

Développer la Capitale c'est bien, mais concentrer pratiquement tous les efforts de développement sur elle, presque en exclusivité, n’est certainement pas à l’avantage du pays dans son ensemble. Une métropole de plus en plus attractive et surpeuplée devient encombrée et donc gourmande en investissements nouveaux; par ailleurs cela ne peut se faire qu’au détriment des régions victimes de l’exode, abandonnées et par voie de conséquence condamnées à régresser.

 

Une telle escalade instaure fatalement un cercle vicieux dont il sera difficile de sortir un jour sans la mobilisation de moyens considérables, autant de dépenses qui auraient pu être évitées par un développement harmonieusement réparti dès le départ à l’ensemble du pays.

 

Parcourir Tunis aujourd’hui, c'est éprouver un agréable sentiment où se mêlent émerveillement et fierté, bonheur et plaisir de vivre. Cette ville, chargée d'histoire et de modernité, séduit le visiteur et lui donne l’envie d’y prolonger son séjour, voire s'y installer définitivement. L’émerveillement s’intensifie au fil des innombrables découvertes ; le monumental pont de Rades-La Goulette et les multiples échangeurs, la splendide banlieue nord (Sidi-Bousaid, La Marsa, Les berges du Lac, etc.) que l’on peut visiter en empruntant le transport en commun (métro léger, TGM, bus), Tunis-Centre embelli et métamorphosé, la Médina savamment restaurée, le tout baignant dans une ambiance marquée par le luxe et la recherche du prestige et une animation soutenue par l’abondance des programmes et des événements culturels (Festival de Carthage, JCC, etc.). Tous ces prestigieux et précieux acquis sont à préserver avec fierté et l’effort consenti pour leur réalisation est à saluer.

On ne saurait correctement oublier d’ajouter à la liste le grandiose Complexe Culturel en construction et les méga-projets à venir, aux maquettes à faire rêver, tels que ceux de Sama Dubai, Tunis Sport City, RFR, et autres splendeurs …

 

Cette esquisse de la situation à Tunis explique en partie pourquoi la Capitale abrite plus de 20% de la population nationale. Par sa prospérité, son développement soutenu, les facilités et la "qualité de vie" qu’on y trouve, elle attire les gens de tous les niveaux sociaux et de toutes les régions. L'ouvrier y trouve sans peine du travail, le cadre plus d'opportunités d'emploi, l’artiste un champ d’épanouissement, alors que l'entrepreneur et l'homme d'affaires y vont chercher les commodités et la proximité des instances administratives, centre de toutes les décisions. La croissance démographique de la mégapole nécessitera de plus en plus d’investissements et poussera l'Etat à lui accorder un traitement de faveur de plus en plus manifeste par rapport aux régions.

 

Dans cette disparité qui grève le développement des régions, Sfax est l'exemple le plus flagrant. En effet, la deuxième ville du pays ne peut pas demander à jouir des avantages de la Capitale, mais ne peut pas -non plus-ne pas se comparer à elle, toutes proportions gardées. Sfax, appelée autrefois capitale du sud, abritant environ 10% de la population et ayant un potentiel économique et humain reconnu a perdu au fil des années sa place et son importance, tout son charme et son attractivité.

Oubliée et exclue de toutes les priorités en matière d’investissements étatiques nouveaux, livrée à la pollution et souillée, elle est devenue le symbole de l’environnement dégradé, le prototype de l’anarchie et de la régression économique. Le résultat attendu et constaté fut un mouvement d’exode de la majorité de sa population active, vers Tunis en particulier ; c’est que Sfax n'est plus la ville belle et laborieuse où il est bon de vivre et facile d’entreprendre.

 

Ainsi, sur tous les plans, l’écart de plus en plus évident au fil du temps se creuse entre la Capitale et le reste du pays.

- En matière d’infrastructures et à titre d’exemple il y a environ 30 échangeurs à Tunis (plus deux en cours de construction) alors que le reste du pays n'en possède même pas le quart, et un seul à Sfax traîne encore à l’état de chantier depuis 2005.

Tunis compte 6 lignes de métro alors que le transport urbain des autres villes vit d’énormes difficultés. Mieux encore, tous les moyens sont déployés pour développer davantage le réseau de transport en commun à Tunis (projet RFR, ligne de métro pour la cité Ennasr, acquisition de bus) alors que Sfax attend son métro depuis 20 ans. L'attente se poursuit en dépit des réclamations populaires insistantes et de la demande formulée à l’Assemblée nationale par un député de Sfax, Monsieur Thameur Driss. Les études sont toujours en cours et aucune échéance ne semble avoir été fixée.

- Sur le plan culturel, tant dans l’évolution des infrastructures que des activités, la différence est démesurément énorme entre Tunis et les autres villes où se fait sentir le besoin, Sfax en particulier.

- En termes d'administration publique (hautement et résolument centralisée) les représentations régionales comptent pour très peu ; la Capitale abrite tout.

- Ce n’est guère mieux pour le secteur privé, puisque les sièges sociaux des grandes firmes se trouvent elles-aussi à Tunis.

 

Si par contre le développement avait concerné parallèlement et dans l’harmonie les diverses régions du pays, les citoyens des régions n’auraient pas éprouvé l’envie ni le besoin de migrer à Tunis.

Si l'Administration était moins centralisée, la concentration démographique à Tunis ne serait pas ce qu’elle est et les flux de circulation automobile auraient été mieux répartis sur notre territoire. Ce serait avoir moins d’embouteillages et de dépenses en infrastructures (échangeurs et autres) sur la Capitale.

 

Kairouan -par exemple- représente une des solutions stratégiques en ce sens.

En toute logique, cette ville, qui jouit d'une situation géographique centrale privilégiée, pourrait jouer le rôle d'une capitale administrative et améliorer ainsi la relation des régions avec l'Administration Centrale. Cela faciliterait l’accès des établissements publics centraux aux Tunisiens des diverses régions en leur épargnant beaucoup de "temps perdu, coûts et risques de déplacements" ; cela ferait faire une économie d’énergie et contribuerait  ainsi à mieux sauvegarder l’environnement.

 

Notre pays, fort de sa prospérité méritoire a fait d'énormes pas vers la modernité. Il est plus que nécessaire aujourd'hui de consolider cette position et concevoir autrement les plans de développement régionaux en accordant sa pleine importance à l'intérieur du pays. Ceci aurait accéléré davantage la croissance globale du pays et aurait fait profiter plus équitablement tous les Tunisiens sans exception, dans un esprit de réelle solidarité.

Si l’Etat engage de plus en plus des dépenses aussi consistantes dans la Capitale et dans les quelques autres "sites privilégiés" pour le bien-être de ceux qui y résident et pour le prestige du pays, c’est qu’il est en mesure d’assurer un minimum décent pour les citoyens du « reste » des régions en toute logique et équité. Ainsi et entre autres, Sfax doit -bien entendu- avoir le statut reconnu et les attributions légitimes de deuxième ville du pays.

Tout est question de choix, de décision et de volonté !!!

 

Commentaires (19)
  • Anonyme  - salem
    "Dans cette disparité qui grève le développement des régions, Sfax est l'exemple le plus flagrant".
    en matière d'impôts, sfax est la première ville qui doit collecter les impôts.mais comme compte rendu (infrastructure, loisirs, etc) on reçoit rien.
    aussi la mentalité des sfaxiens est un autre facteur aussi.
    et enfin l'immigration de plusieurs sfaxiens (années 70 à Tunis et France)=>résultat: une ville pleine de "kaabouts"
    c malheureux ça..wallah c malheureux :cry:
  • Anonyme
    Sfax et Gabes sont considérées dans cet article propagande (ci_dessous) comme des régions privilégiées

    Le développement économique et son corollaire la stabilité sociale dans un pays comme la Tunisie ne peuvent être atteints qu’en assurant un développement équitable et équilibré impliquant toutes ses régions et à toutes ses catégories, indistinctement du lieu et de l’origine. L’indépendance du pays et les choix économiques qui ont été faits n’en ont pas favorisé malheureusement certaines régions au détriment d’autres.

    Si le développement s’est concentré sur les régions côtières qui regroupent le gros de la population dans un axe qui part de Tunis jusqu’à Gabès, beaucoup de régions de pays particulièrement ceux de l’intérieur, n’ont pas bénéficié de fonds ou de moyens suffisants pour permettre leur développement et assurer leur complémentarité avec le reste du pays.

    Le programme électoral 2009-2014 consacre un large volet au développement régional. Il s’appuie sur une série de mesures s’articulant, dans une première phase, sur la nécessité d’assurer au pays les moyens permettant de favoriser la complémentarité entre ses différentes régions. A cet effet, l’effort sera fait pour mettre en place une infrastructure de base évoluée et des jonctions liant l’Est et l’Ouest, le Centre, le Nord et le Sud du pays, ce qui permettra à la Tunisie de devenir un espace de développement homogène. Cela comprendra aussi bien les infrastructures routières et autoroutières que les projets à vocation régionale.

    Souvent limités dans leurs prérogatives et champ d’action, les conseils régionaux seront désormais dotées de compétences administratives qui les habiliteront à identifier elles-mêmes les projets à caractère régional, tout en assurant leur étude, leur réalisation et leur maintenance sans dépendre de l’administration centrale .

    Pour atteindre ces objectifs, les conseils régionaux verront leurs assises financières se consolider avec la mise en place d’un système régional de financement pour stimuler le développement dans les gouvernorats. Les conseils régionaux se verront même attribuer de nouvelles compétences comme celles de pouvoir nouer des relations de coopération et de partenariat avec les pays frères et amis.

    Sur un autre volet, la société civile sera encouragée à s’investir davantage à l’échelle régionale, en favorisant par exemple les contrats de partenariats entre les associations, d’une part, et les conseils régionaux et municipaux, d’autre part.

    Des études stratégiques seront lancées pour permettre d’identifier les ressources non explorées dans les régions ainsi que les moyens permettant de les valoriser. Chaque gouvernorat disposera dorénavant d’un portail électronique qui lui sera propre et qui présentera les spécificités et les opportunités d’investissement.

    Outre le doublement du capital des sociétés régionales d’investissement, il est prévu de créer des sociétés régionales de leasing, le but étant de mettre en place les mécanismes et les structures de financement qui permettront le développement de projets régionaux, aussi bien pour l’Etat que pour le secteur privé.

    Les programmes de développement intégré seront également accélérés pour profiter au final à près de 2,7 millions d’habitants et qui se répartiront entre 90 délégations jugées prioritaires. Des programmes de développement urbains seront également mis en place au profit des cités préurbaines.

    Zones souvent défavorisées, les régions frontalières verront, dans les cinq prochaines années, un renforcement du réseau routier et des pistes agricoles, la route frontalière longeant l’Algérie sera également parachevée. Les régions sahariennes profiteront pour leur part d’un nouveau plan de lutte contre la désertification et pour la protection des sols. Des cultures adaptées au désert seront également développées. Le tourisme saharien et ses produits seront également davantage valorisés. Ces régions bénéficieront d’importants crédits pour créer de nouvelles oasis et favoriser le forage ou la viabilité de points d’eau. Les pistes et les routes dans les zones sahariennes qui favorisent le transport des hommes et des marchandises bénéficieront d’une attention toute particulière. Ces routes permettront par exemple de valoriser et de rendre accessibles les anciens « ksours » sahariens et les inclure dans le circuit touristique. Des musées sahariens verront également le jour dans ces régions.

    En ce qui concerne les collectivités locales, une loi organique pilote, spécifique à la municipalité de Tunis, sera promulguée, cette loi pourra par la suite s’étendre progressivement à un certain nombre de grandes municipalités.

    Une structure technique unifiée au niveau des grandes municipalités sera mise en place à

    L’intérieur du même gouvernorat. Elle aura pour rôle de coordonner les actions des municipalités voisines en matière de planification urbaine, et de s’orienter vers l’adoption d’un aménagement urbain intégré (communications, assainissement, gestion des déchets, etc). Ce type de structure sera mis en place dans le District de Tunis, du Grand Nabeul, du Grand Sousse et du Grand Sfax.
    Le privé sera davantage impliqué dans l’action municipale notamment par le renforcement du partenariat en matière de gestion économique et des services publics. Par ailleurs, les collectivités locales verront un augmentation annuelle de 10% des crédits alloués au fond commun des collectivités locales. Les collectivités locales seront également renforcées au niveau de leurs équipements municipaux.
    http://www.africanmanager.com/articles/125020.html
  • Yan-Amar  - A Mr le Ministre de l'Environnement
    Citer :
    © webmanagercenter.com - 09 Octobre 2009 15:30:00

    Nomination d’un nouveau PDG la tête de Tunisian Indian Fertilizers

    Selon le JORT n°120 du 6 octobre 2009, M. Mohamed Fadhel Zerelli a été désigné comme président-directeur général de la société Tunisia Indian Fertilizers, une coentreprise privée créée par deux entreprises tunisiennes et deux partenaires indiens pour l’extraction de roches de phosphate pour le compte du marché indien.

    Rappelons que l’entreprise a signé, en mars 2009, deux conventions de crédits d’un montant de 360 millions de dollars US avec la Banque européenne d’Investissement et la Banque islamique de développement, lesquels crédits serviront à la construction d’une nouvelle usine d’acide phosphorique pour la transformation des roches de phosphate en Tunisie.


    Voila que d'une part on pense au développement durable et d'autre part, les indiens en s'associant avec "les tunisiens" vont participer à la mort définitive de la faune et de la flore et la défiguration complète de la côte de la région de Sfax (à Skhira)..
    Avec Gabes au Sud, Skhira au milieu, la Siape au Nord: c'est la condamnation de tout le Golfe de Gabes..

    Faut oublier le poisson chers lecteurs et se préparer à mettre le mouchoir sur le nez pour les zones proches de ces usines de la mort..

    Ce qui est dramatique, c'est qu'aucun pays développé ou moins développé n'accepte ce genre d'industrie sur son territoire..

    Ce qui est plus grave aussi, ce sont les prêts des banques européennes qui dans ce cas encouragent la pollution et la destruction de la nature...

    D'une part on parle du développement durable d'autre part on extermine toute une côté déjà très malade de Sfax à Gabes
  • Anonyme
    Il ne faut pas se faire d'illusions, on a beau nous raconter le miracle tunisien, nous dire que nous sommes les premiers en ceci et deuxième en cela, nous encenser, nous flatter, poussant parfois à l'autosatisfaction "aérophagique" nous ne pouvons aspirer à être une nation développée que lorsque toutes les régions seront au diapason de notre façade: TUNIS.
    Mais de nombreux problèmes sont les conséquences de ce développement de façade dont le plus grave restera l'exode rural et le déplacement massif vers les villes côtières de toute la population de l'intérieur attirée par ce mirage économique et par un cadre de vie plus agréable, miroir aux alouettes.
    Il est louable d'implanter des projets dans des zones reculées et de créer des emplois mais si la qualité de vie reste médiocre, le travail est à moitié fait . Les médias et les moyens de communications aidant, le tunisien a découvert la consommation et les loisirs et aspire à en profiter donc sera toujours attiré par cette "hadhara" qui fait défaut ailleurs.
    Sfax a fait les frais de cette différence, de ce décalage et nombre d'entre eux ont préféré rester à Tunis plutôt que de retourner vivre une ville triste et mal entretenue.
    Il est facile d'inverser la tendance et tout le pays y gagnera. Le développement de Sfax et de l'intérieur ne nuira en rien à celui de Tunis, bien au contraire, cette dynamique de croissance aura des répercutions et des retombées très positives pour tous.
  • Anonyme
    Notre système trop centralisé en Tunisie a été inspiré de la France. Sauf que cette centralisation a été trop poussée de façon à devenir un handicap au développement régional.

    En France, la centralisation est modérée de façon que chaque région et même chaque département ait une certaine autonomie financère et de décision. Cette flexibilité cré une concurrence (loyale) entre les différentes régions et de la se cré le plus-value et se voit le développement.

    Tant que le budget de Sfax vient d'organismes dont les membres ne connaissent pas la vie quotidienne à Sfax et que ceux qui sont sensés représenter Sfax n'ont pas d'intérêt (pour leur carrière) de transmettre les besoins de la ville, la situation de Sfax est entrain de connaitre un sort sans précédent qui va de pire en pire ...
  • Achour  - Merci
    Je suis surpris que cet excellent article a eu très peu de réactions, c'est comme si les sfaxiens ont accepté le fait accompli.. 1OO% d'entre eux disent ce que formule l'article d'une manière élégante et raffiné, disent à leur façon la même chose en famille ou dans les cafés...
    Bravo pour SfaxOnline, c'est ce genre d'article que l'on aimerait lire, peut être qu'un jour les responsables de la Nation, en lisant vos idées vont pouvoir réagir avant qu'il soit trop tard..

    Ne compter pas trop sur les "élus" pour défendre notre ville, il se trouve que certains d'entre eux, après avoir passé un mandat ont préféré se présenter pour le compte d'une autre ville pour briguer un second mandat, façon de se démarquer complètement de la ville d'origine..

  • Anonyme
    la comparaison dans l'article ne reflète pas correctement la distance entre Tunis et Sfax, la réalité est beaucoup plus grave. On dirait deux villes dans deux pays différents. Les gens ont raison de partir vivre à Tunis, ils y trouvent tout : boulot, loisir, infrastructure, citoyenneté...
    Par contre ils trouvent à Sfax : chomage, pb de circulation, pollution, inondations en cas pluie...
  • Anonyme
    Le jour où les autres régions compteront autant que Tunis et banlieue, alors on pourra dire que tous les indicateurs sont valables. Mais pour l'instant, tous ce qu'on lit sur la presse nationale et étrangère, classant la Tunisie de ci et de ça, première en qualité de vie, etc...et tous ces chffres ne sont pas crédibles à nos yeux de citoyens de l'intérieur, vivant des conditions déplorables, avec des infrastructures déficientes, et une administration locale à vous dégoutter de tout, par les services minables qu'elles offre. Tout est bâclé et mal fait, les routes et le reste. Aujourd'hui en parcourant les rues de Sfax on voit des ordures ménagères partout spectacle courant commun et habituel, aussi bien au centre ville qu'en banlieue ou à la périphérie. Les rues sont encore à moitié recouvertes de terre suite aux inondations et le resteront encore pour un an, ou plus, si en 2010, nous aurons un maire issu d'une même cuvée que l'actuel. Les rues défoncées, mal réparées, avec des gouffres, cadeaux de qui vous savez.
    Alors ne nous étonnons pas que la moindre pluie transforme nos vies en calvaires et cauchemars. Rien n'est comme il le devrait l'être dans cette ville maudite.
    Sfax, ancien joyau du pays, ville citée en exemple, réputée de par le monde par sa population laborieuse, machine à produire de la Tunisie, n'est plus qu'une vache à lait. Bonne à traire et comme dit le proverbe bien de chez nous: "Harcha, jarraya, ou matekkelch ch3irr": dure au labeur, infatigable et ne consomme pas. C'est la vocation qu'On lui a assigné, prions pour qu'elle tienne le coup longtemps encore. Il reste tant à faire à Tunis
  • Anonyme  - re: changer la stratégie, pourquoi pas ?
    C'est comme ça ce qui se passe ég&lement chez notre pays frère le Maroc depuis leur changement.. Allez voir maintenant les villes, autrefois abandonnées comme Oujda, Tetouan, Tanger et autres vous allez être "vachement" surpris des bons résultats

    économe a écrit :
    au lieu de perdre le temps, je préfère demander une autonomie de développement. càd au lieu de développer des plans nationaux et attendre Tunis pour décider quel projet nous faut dans notre région, donner cette tache à elwilaya et elle décide ce qu'il faut.

    Dans ce cas, chaque wilaya établie son plan de développement et le réalise avec ses moyens (impôts locaux) et des prêts de l'état ou de l'étranger.

    Je pense que ça se passe ainsi dans l'europe !
  • économe  - changer la stratégie, pourquoi pas ?
    au lieu de perdre le temps, je préfère demander une autonomie de développement. càd au lieu de développer des plans nationaux et attendre Tunis pour décider quel projet nous faut dans notre région, donner cette tache à elwilaya et elle décide ce qu'il faut.

    Dans ce cas, chaque wilaya établie son plan de développement et le réalise avec ses moyens (impôts locaux) et des prêts de l'état ou de l'étranger.

    Je pense que ça se passe ainsi dans l'europe !
  • Olfa
    Ce traitement de faveur pour la capitale au dépend des autres régions est entrain de créer de nouvelles façons de consommation : j'en connais quelques uns qui préfèrent acheter des produits qui sont fabriqués hors le grand Tunis rien que pour encourager les autres régions à leur façon. malgré que ça se passe à petite échelle, mais je trouve que c'est grave ...
  • Anonyme
    Le jour où il y aura un homme fort pour s'occuper du destin de Sfax et qui saura réunir autour de lui cette pauvre population sfaxienne abandonnée à elle même, perdue entre les intérêts des uns et des autres, (vous devinez de qui je parle, de ces personnages préoccupés par leur propre intérêt et leur ambition) alors, ce jour là ils sauront se faire entendre.
    Mais à ce jour malheureusement, personne ne s'est soucié de transmettre en haut lieu les problèmes de Sfax.
    Et bien sur, ailleurs, à Tunis, on s'imagine que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, qu'il fait bon vivre à Sfax ville où il ne manque rien..
  • Anonyme
    voila on vient d'apprendre que les travaux vont bientot démarrés pour RFR de Tunis.
    La phase étude des projets ne durent pas beaucoup à Tunis, vite fait : étude, réalisation et exploitation.

    alors qu'à SfaxG2i8 : étude, étude, étude...on n'en sort pas !
  • sassi mohammed nejib  - Remede
    Ok, moi je veut pas commenter car j'en ai mare et je vai pas commenter car j'en ai mare aussi.. toujour le meme probleme qu'on vit a sfax, et toujour les memes questions qui se posent .. je veut m'adresser au créateur de ce site comment peut on réagir avec efficacité et efficience?, pour le bien de sfax , vraiment c étonnant et c'est honteux ce qui se passe surtou si c'est fait exprés ... ou est le pouvoir des sfaxiens ou sont ils le million d'habitant ou est la justice dans ce pays, . ?? si les députés qui présentent sfax ne sont pas à la hauteur alors.. on a pas besoin d'eux franchement , on veut des guerriers, des gens qui aiment leurs villes..on veut avoir des associations qui s'occupent de ces problemes ..on veut pas des promesses on veut des réalisation..on veut plus des retard dans les réalisation on veut gagner du temps et récupérer ce retard, on veut que la voie des sfaxiens sera fort et bien écouté ..on veut que sfax soit toujours en premier ordre dans les yeux du gouvernement car le sfaxien est de nature le premier c'est pas de suprématie mais c'est une réalité ..
    Alors dés maintenat on doit créer une idée , une façon une méthode pour atteindre notre objectif..
  • Saïd LOUKIL  - le plus grand parc éolien offshore à SFAX.
    °º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸¸ امنيتي لكم ,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸¸,ø¤º
    ''Aïd Mabrouk كل عام وأنتم جميعا بألف خير

    Assalam-O-Allaikom’’

    Souriez quand vous interprétez ce message bénéfique....C’est une mesure qui aura,je suis persuadé, un effet sur l’économie, sur la culture …. profitable pour le progrès de notre société et bienfaisante pour notre génération future.
    Qu'en pensez-Vous ?
    Installer un grand parc éolien marin sur la rive de ''Sidi Mansour'' ou encore mieux sur ''Plage_GARGOURI '' ( sur la route de Gabes) ou encore mieux à Tyna …==> Clic pour mieux convaincre les instances concernées : ‘’ le plus grand parc éolien offshore à SFAX ‘’
    Pour faire mieux que les Suédois et le DANEMARC ==> :arrow: CLIC-->
    http://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/ac....
    -*/*- Je ne suis pas seul, je suis rêveur......أناأحلم,,أناأحلم

    أمّا أنا حلمى وأممنيتي سهله....
    ...?..ماهوه رايك

    Je suis preneur de toute Observation, suggestion, d’autres Opinion et Perception qui me sera adressée par Courriel : umafadha@sympatico.ca

    Saïd LOUKIL (450) 491 33 66

    Fax:(450) 491 06 01
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    (@@)
    Ooo ooO
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  • Anonyme  - re:
    Anonyme a écrit :
    Mais maintenant parait que c'est Enfidha qui va devenir la future capitale de la Tunisie( Cf jeune Afrique). Y a encore de l'espoir, ça descend lentement vers Sfax!! qui sait dans quelques siècles......

    Cher monsieur, voici le programme de développement qui a déjà commencé et qui va continuer :
    Tunis est (et restera) toujours la capitale avec une extension sur la côte sud jusqu'à Sousse. Bizerte au nord, monastir et Mahdia au sud pourront profiter de quelques bavures de ce développement. Tout le reste du pays n'aura aucun investissement de valeur à l'exception de quelques jets éparpillés pour les villes touristiques (Tozeur, Djerba, Tabarka).
    Mais la bonne nouvelle c'est que tous les Tunsiens pourront se déplacer, voir s'installer dans ce nouveau pays développé (région entre Sousse et Tunis) sans VISA ni carte de séjour. Cette bonne nouvelle est dûe à la gratitude des décideurs qui savent bien que toutes les régions de la Tunisie ont participé au développement du grand "Tunisousse"
  • Anonyme
    Mais maintenant parait que c'est Enfidha qui va devenir la future capitale de la Tunisie( Cf jeune Afrique). Y a encore de l'espoir, ça descend lentement vers Sfax!! qui sait dans quelques siècles......
  • mohal
    Merci de parler de vrais problèmes qui touchent les régions et qui conditionnent le développement et donc l'avenir de notre pays. Les disparités deviennent vraiment de plus en plus flagrantes entre les régions.
    C'est le résultat attendu d'un développement à deux vitesses et d'une centralisation à l'excès.

    Par ailleurs et pour l'anecdote, sachez qu'aux premières années de l’Indépendance avait circulé le bruit qu’on pensait faire de Kairouan la Capitale administrative.
    Probablement n'était-ce une rumeur qui fut vite oubliée...
    Voilà que l'idée revient !!!

  • Anonyme
    Sfax la mal aimé :cry:
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