FLASH NEWS
" Aucune région de notre pays ne pourra, non plus, demeurer à l'écart du processus de développement, que ce soit dans les campagnes ou dans les villes, dans le Nord ou dans le Sud. "
Discours du Président Zine El Abidine Ben Ali - 7 novembre 2007.
Restez connectés sur Sfax
Home Idées Opinions Sfax El Jadida entre espérances et réalisations

30

Jui

2009

Sfax El Jadida entre espérances et réalisations
(8 votes, moyenne 5.00 sur 5)
Écrit par Ali ELLEUCH - SfaxOnline.com   
photo0 Au cours des années 80, commença le projet de « Sfax El Jadida », ce nouveau centre ville dont l’objectif général était de bâtir une cité qui reflète notre histoire et notre civilisation dotée en parallèle d’une teinte de modernité, d’une vision futuriste et s’étalant en parfaite harmonie avec le tissu urbain existant. C’était une occasion incontournable pour nos urbanistes et nos architectes de manifester leurs talents et faire exploser leur savoir faire!!!.

Dans une ère où les grandes villes du monde se vouent à renforcer leurs infrastructures par des ponts et des échangeurs, à Sfax on a choisit de démolir tous les ponts qui mènent au centre ville alors qu’il était envisageable de planifier « Sfax El Jadida » en tenant compte et en améliorant ces derniers. D’ailleurs, la conservation de l’ancienne ligne ferroviaire qui traversait la zone en question aurait pu être l’origine d’un projet celui d’une ligne de tram qui desservait le plein cœur de cette nouvelle cité. Enfin, c’était peut être la bonne décision pour ces ponts, mais fallait-il attendre le résultat final pour en juger ?

Quelques années plus tard, le résultat fut autrement : beaucoup de déceptions.

Manque de compétence, nonchalance ou corruption, difficile de déceler les vraies raisons. Le fait est là et nous sommes condamnés à subir les conséquences.


Partant du bon sens et sans être expert en la matière, tas de remarques et d’interrogations s’imposent :
  • Retrait des constructions par rapport à la chaussée
La tendance des plans d’aménagements modernes est d’éloigner davantage les nouvelles constructions par rapport à la chaussée en vue d’assurer plus de souplesse aux futurs projets d’infrastructure. A « Sfax El Jadida », le raisonnement était autrement. L’exemple le plus frappant en contradiction avec cette tendance est celui du positionnement du bâtiment « El Arwika » par rapport à la clinique « Essalama » (Photo 1)
  • Largeur des chaussées et des trottoirs :
Théoriquement, le « sens interdit » a pris naissance en tant que solution inévitable pour assurer la fluidité de la circulation dans des anciennes ruelles étroites tracées dans une époque où on ne pouvait pas deviner l’apogée actuelle du trafic automobile. Ca fait bizarre de voir ce genre de signalisation dans une partie de la ville qui était vierge dans les années 90. (Cas de la rue Sidi Ellakhmi) (Photo 3)

Le plus triste dans l’histoire, c’est que même les trottoirs avoisinants les chaussées étroites sont eux même aussi étroits, malgré tout on n’hésite pas à y planter des arbres (pourcentage des espaces verts oblige). Les trottoirs qui sont par définition réservés à la circulation des piétons ne permettent plus, du coup, le passage d’un citoyen avec sa valise de voyage ou d’une maman avec la poussette de son bébé… (Photo 2)
  • Limitation du nombre d’étages :
Si on revenait à la case départ lors de l’étude du plan d’aménagement de Sfax El Jadida, le paradoxe c'est que les décideurs étaient très sévères sur la limitation du nombre d’étages, pourtant l’espace au dessus des immeubles était gratuit, et très négligeants sur la planification des largeurs des axes routiers, pourtant c’était un point structurant de cette nouvelle cité.

Imaginons « Sfax El Jadida » avec des tours d’au moins R+15 à R+20 espacées par des grands boulevards et entourées par des espaces verts : Une vue panoramique éblouissante de la ville, des promoteurs qui auraient payé certainement un terrain plus cher mais qui l’auraient amorti par le nombre d’étages, une circulation fluide, … Bref, aucune partie n’aurait été perdante.
  • Spécification de l’usage des immeubles :
« A vendre : Des espaces commerciaux et des appartements à usage bureau et habitation … » Telles sont les annonces de la majorité de nos promoteurs.

N’était-il pas plus judicieux de classer les immeubles en deux catégories et deux zones :

1- Des immeubles ou des complexes avec magasins et appartements à usage professionnel sur les grands axes routiers

2- Des immeubles à usage habitation incluant des petits jardins privés ou un grand jardin central sur les rues secondaires (Photo 4)

Le manque de jardins pour les habitants de « Sfax El Jadida » incite certaines familles à s’installer durant les soirées de l’été au milieu du giratoire avec jet d'eau de Bab Jebli en dépit du risque d’accident couru surtout pour les enfants.
  • Style architectural :
Ce qui attire l’attention en particulier c’est le manque d’harmonie entre les immeubles bâtis au cours des années 90 et ceux des dernières années. Est-il faisable qu’un bâtiment de R+4 soit collé mur à mur à un R+9 ? (Photo 5)
  • Parkings :
En plus du manque flagrant de parkings à « Sfax El Jadida », la décision engagée de créer des parkings payants, toujours mal organisés et sans aucun investissement municipal, pousse certains automobilistes à se garer dans des endroits interdits au stationnement ce qui contribue à l’étranglement de la circulation dans cette zone.

Logiquement, en l’absence d’un transport en commun fiable et en tenant compte du comportement socioculturel des habitants de Sfax, les parkings payants sont ils vraiment indispensables ?

Finalement, et vu l’irréversibilité de ce qui a été fait, les éventuels futurs efforts des services compétents doivent s’orienter vers la recherche et l’optimisation de solutions pour remédier au maximum aux imperfections et que ce scénario soit une leçon pour les futurs gros projets urbains et en particulier Taparura.


ph1 ph2 ph3 ph4 Ph5

Commentaires (13)
  • Anonyme

    Qui se cache derrière les raisons sociales et les noms de sociétés?????? c'est pas dur à découvrir. et il y a en cadeau aussi un nom de responsable municipal

  • Anonyme  - CORRUPTION

    Les abus qui ont été fait à sfax el jadida ont profité à beaucoup de personnes il faut étudier combien d'étages et combien de mètres carrés ajoutés, il faut chercher à connaitre les coupables( c'est pas difficile, tout le monde les connait) et il faut les juger.
    Sfax el jadida va s'abriter derrière la municipalité bien sûr, et la municipalité va invoquer des raisons qui viennent d'ailleurs? tous dans le même sac.
    Tous coupables et le plus coupable de tous est celui qui a signé les autorisations de batir

  • Il y a eu une note circulaire auprès de toutes les Muncipalités de Tunisie disant que les permis de construire accordés doivent impérativement être en concordance avec le PAD approuvé et rien que celui ci
    A sfax el jadida, celà fait si longtemps qu'il ne travaille plus sur ce plan, qu'il ne savent même plus où il se trouve à la baladya.
    Donc n'importe quel projet(bien garni) est accepté automatiquement puisque tous les dépassements ont été approuvés.

  • Anonyme  - re:
    Anonyme a écrit :
    Ilkolhom klèw, Baladiya, Tajhizz etc.. Comment expliquer des étages en plus, des espaces normalement réservés à un objectif déterminé se trouvent transformés en une autre vocation..
    Des cadeaux.. beaucoup de cadeaux..
    Si vous faites une enquête vous allez trouvez beaucoup de propriétaires appartenant à l'administration X ou Y ou Z.. Après l'affaire des zones bleues, certains se trouvent maintenant dans une situation embarrassante...


    C'est bien vrai, tous coupables...Il faut que la nouvelle Municipalité ouvre une enquête immédiatement pour faire le jour sur les débordements et les abus de cette société.
    Il y a eu une enquête menée quelques années auparavant mais bien sûr l'ancienne baladya ne se serait pas mouillée à publier les résultats, vous comprenez bien pourquoi. Pour les permis de construire accordés là où il ne faut pas, pour les autorisations sur lesquelles on ferme les yeux, sur les dépassements en tout genre...Cherchons à qui le crime profite! Le grand nettoyage doit se faire, l 'avenir de la ville va en dépendre. Et sans mettre des gants.

  • Anonyme

    Ilkolhom klèw, Baladiya, Tajhizz etc.. Comment expliquer des étages en plus, des espaces normalement réservés à un objectif déterminé se trouvent transformés en une autre vocation..
    Des cadeaux.. beaucoup de cadeaux..
    Si vous faites une enquête vous allez trouvez beaucoup de propriétaires appartenant à l'administration X ou Y ou Z.. Après l'affaire des zones bleues, certains se trouvent maintenant dans une situation embarrassante...

  • c'est vraiment dommage que les rues de sfax-el jadida ressemblent plus et évoquent plus une "sfax-el atika", tellement les embouteillages et les encombrements se font sentir chaque jour et font gaspiller énormément de temps, d'argent et de "nerfs" des passants. Ça aurait du être un modèle d'urbanisme et d'organisation, qui est sensé inculquer aux citoyens l'exemple de la bonne gestion et de la bonne gouvernance des dirigeants et planificateurs de "sfax- el jadida".
    C'est impardonnable et c'est très frustrant. Ça ne peut que tirer vers le bas notre aspiration au progrès. une frustration perpétuelle qui, malheureusement, ne va s'effacer bientôt.

  • Anonyme

    Ce qui inquiète, c'est que ce sénario est entrain de se reproduire avec les nouveaux immeubles de Bab Bhar. Des immeubles de R+2 de Bab Bhar sont entrain d'être remplacés par des R+6 à R+8 (sans aucun retrait supplémentaire) ce qui va sûrement étrangler la circulation dans des rues qui n'ont pas été faites pour abriter cette dimension des immeubles ... Une vrai catastrophe ... De nouveaux problèmes sont entrain d'être créés pour que quelques privés encaissent un peu plus de sou dans leur poches ... Dommage

  • anonyme  - exemple de solutions

    Le projet sfax eljadida a trop compliqué la vie a sfax vue la concentration de voitures qu'il a engendré. On n'arrive pas à garer sa voiture pour faire quelques courses. Il ya trop d'immeubles au centre ville???
    la solution pour la ville de sfax est de s'eloinger du centre ville et d'approcher les différents services vers le citoyen sfaxien qui habite dans les communes comme sakkiet ezzit, sakit eddaier, etc.
    voila un projet comme la ville cité elons qui a démaré il ya presque vingt ans mais on ne trouve pas d'activités économiques (boutiques, restaurants familiales, pharmacie, opticiens, centre médical etc)
    c'est juste un exemple ou des investisseurs peut lancer leurs projets.

  • Ayadi Ines  - une solution?

    je vous remercie pour le sujet proposé! chaque automobiliste à Sfax peut confirmer le calvère qu'il vit lorsqu'il roule dans l'avenue 7 nov ou la parallèle (que je ne sais plus le nom)
    et ce problème est lié à quelques facteurs: (i) le stationnement des voitures en 2ème position à cause de l'absence de parkings aménagés et je ne parle pas des espaces disponibles maintenant: ce sont des lots de terrains vides qui seront construits prochainement, je vous laisse imaginer le futur (ii)la largeur des chaussées: je décris une scène parmi plusieurs: des voitures garées (généralement libyennes!!!) et un bus (zina wa aziza)et une fil de voitures derrière claxonnant, sans oublier le policier debout sous un arbre
    bon la solution, est simple, on considère l'avenue 7 nov et sa parallèle (où il y a les immeubles Olivia, majd etc.) comme étant des avenues à sens unique par exemple l'avenue 7 nov prend direction "vers le centre ville" et sa parallèle prend direction "du centre ville"
    bon une solution parmi d'autre, mais le plus important est de bouger

  • Anonyme

    http://www.monsterup.com/upload/1249595879774.jpg

    1 - Les parkings payants (points bleux) ne sont même pas tracés. En plus, les gardiens de ces parkings obligent les automobilistes à se garer "sur la longeur" pour gagner le maximum de place de façon à condamner une des quantres voies de cette route.

    2- Les automobilistes ne souhaitant pas payer leur parkings se garent dans des places interdites au stationnement (cas des voitures en rouge) : déjà une autre voie est condamnée et il ne reste que deux

    3- La création de parkings payants dans des routes au dépend d'autres est certainement en faveur des commerçants dont les locaux sont sur les avenues où le parking est non payant : mine de rien on est entrain de créer une injustice

  • Kobbi Fatma

    Le projet \\\"Sfax Eljadida\\\" dénote effectivement 'une modernisation spontanée, très peu réfléchie ou étudiée... c'est qu'il relève de nombreuses anomalies quant au bon fonctionnement, au confort spatial et à l'esthétique urbaine. je tiens à souligner par ailleurs l'impact néfaste qu'a ce projet sur le tissu médinal adjacent. En effet, on remarque bien que les immeubles de \"Sfax Eljadida\" ne dialoguent en aucun cas avec la médina, mais bien au contraire, il y a comme une rupture urbaine sur le plan proportion et vocabulaire, une vraie transition brutale et anarchique. je vois qu'il est impératif de repenser cette zone de transition au niveau de Bab jebli et d'essayer d'harmoniser au mieux le paysage urbain en vue d'une lecture correcte de la stratification urbaine.

  • Anonyme  - re:
    Anonyme a écrit :
    Si on a fait des erreurs aussi flagrants, est ce qu'il y a programme pour juger les responsables de ce projet.
    Si la réponse est négative, ces erreurs vont se poursuivre sans doute ...

    Aujourd'hui sur bourseimmo.com.tn
    http://www.bourseimmo.com.tn/immobilier_hammamet_nabeul.asp?page=1&NewID=937&NT=1&#AFH/%20Une%20premi%C3%A8re%20en%20Tunisie%20:%20Des%20promoteurs%20sanctionn%C3%A9s%20par%20la%20clause%20de%20d%C3%A9ch%C3%A9ance

    Espérons que ce genre de sanctions se propage pour d'autres secteurs du bâtiment pour mettre fin aux dépassements.

    AFH/ Une première en Tunisie : Des promoteurs sanctionnés par la clause de déchéance

    Coup de théâtre. Quelques promoteurs immobiliers n'ayant pas respecté certaines conditions de vente, de l'AFH, en l’occurrence la construction dans un délai de 2 ans à partir de la date de l’acquisition des lots de terrains se sont vus appliqués la clause de déchéance.

    Prévue dans le contrat de vente, cette clause de déchéance implique qu’en cas de non respect de cette condition, le contrat est réputé nulle et sans effet. Ce qui signifie, annulation de la vente après déduction des frais et de 10% du prix. Dixit le contrat de vente. Au total, 5 lots sont concernés dont 4 au CUN et 1 lot à El Mourouj. Cette décision, première sur le marché, est une sorte réprimande vis-à-vis des promoteurs en question et un message clair fermant la porte à toutes sortes d’opération de spéculation sur les terrains immobiliers.

  • Anonyme

    Si on a fait des erreurs aussi flagrants, est ce qu'il y a programme pour juger les responsables de ce projet.
    Si la réponse est négative, ces erreurs vont se poursuivre sans doute ...

Ecrire un commentaire
Vos détails de compte:
Commentaire:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry::evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
Sécurité
Saisissez le code que vous voyez.
 
Newsletter: