La ville de Sfax si longtemps isolée et négligée ne sait plus compter ses déboires, ni même les conter ou par quoi commencer. On en arrive à oublier l’essentiel, (l’aéroport, le port, la voie ferrée et autres équipements de base) et on se rabat sur les ronds-points, l’échangeur (qui ne finit pas de tarder !), la circulation urbaine, et autres détails qui ne manquent certes pas d’importance. Mais ceci ne doit pas faire oublier cela., et nous voilà aujourd’hui occupés -pourquoi pas- à comparer échangeurs et ronds-points.
Au problème d’embouteillages aux carrefours, l’échangeur serait en principe la meilleure solution. Pas de problème si à Sfax sa réalisation a démarré aussi tardivement et perdure sur d'interminables années, ici on sait attendre. Mais un échangeur exige aussi beaucoup d’espace et ici on a longtemps "vu petit" et accepté d’être à l’étroit, si bien que l’espace, il n’y en a plus. De plus un échangeur ça coûte cher et donc "trop cher" pour « ici » ; là est la vraie source de tous nos grands problèmes !.
Les ronds-points giratoires, tels ceux actuellement en service et malgré toutes les imperfections ou les dysfonctionnements, semblent être la solution relativement la mieux adaptée à la circulation dans la ville. Pour la plupart des esprits critiques, le système est pratique et valable ; ce serait plutôt l’usage qui en est fait par le citoyen, semble-t-il ignorant ou manquant de civisme, qui poserait problème.
On incrimine de plus en plus facilement le citoyen (ce "mal éduqué" !) dans tout ce qui fonctionne mal comme pour disculper l’autorité et épargner les responsables ( ? ) ; c’est moins risqué et ça fait "distingué", dans le genre « intellectuel honnête ».
Le « rond-point sfaxien » quant à lui s’affirme et confirme, à en juger le brillant Premier Prix qu’il vient de remporter sur le plan national ; ainsi auréolé il est en quelque sorte lavé de tout soupçon et devient ainsi difficilement critiquable.
On « tourne en rond » sans arrêt et sous le même mot d’ordre : « Silence, on tourne !».
Alors comment faire pour que cela cesse et que « cela tourne rond » ?
- Le prix de la ville la plus propre. L’acquisition en est relativement récente et, aussi incroyable que cela doit paraître, ce n’est pas une blague !
- Le label « ville jardin ». Il faut préciser que pour mériter cette distinction (dont nous n’avons que faire) nous nous préparons à faire les pires sacrifices. En effet, pour améliorer le score en espaces verts on s’apprête à rendre la Place de la République entièrement piétonne. Avec ce qui existe déjà à coté, on va ainsi verrouiller complètement le cœur de Bab-Bhar, l’asphyxier et compromettre la vocation et l’avenir de tout ce quartier, charnière cruciale dans le tissu urbain. Les appels à la raison pour que soit abandonné l’injustifiable projet ne semblent pas avoir été encore entendus et la catastrophe reste menaçante. Espérons que la raison et le bon sens sauront l’éviter avant qu’il ne soit trop tard.
Nos responsables locaux auraient pu et dû nous faire épargner ce cynisme et ces peines.
Ne pouvaient-ils pas mieux faire, ne pas se laisser faire, sinon "au moins se taire" ou un peu mieux réagir ?
Viendra-t-il le jour où ils oseront demander que Sfax « puisse postuler » autant qu’ailleurs aux vraies distinctions dignes d’elle, à savoir celles :
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De l’aéroport le plus convenablement servi et le mieux exploité
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Des ports (de commerce et de plaisance) les plus attractifs et les plus convoités
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De la gare ferroviaire la plus utilement et valablement desservie
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Du service municipal le plus performant
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Du littoral le moins pollué
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De la Médina la mieux sauvegardée
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Du complexe culturel le mieux conçu et le plus fréquenté
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Du complexe sportif le mieux adapté aux besoins
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De la meilleure présence des services administratifs régionaux dans la Cité
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De la radio régionale ayant la meilleure audience et la meilleure portée
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Du meilleur Golf (nous, on ne sait pas ce que c’est..., et on a failli l’oublier !)
Autant dire combien, sans être exhaustive, la liste des attentes pourrait paraître longue ; avec le cumul des retards, c'était inévitable et cela se comprend !.
Oui, comme tous ses « semblables » Sfax aimerait bien pouvoir postuler aux "véritables distinctions", sans pour autant vouloir ou exiger ni tout ni tout de suite.
C’est que ses gens, contrairement à qu’on voudrait faire croire ou laisser insinuer, ne sont pas plus égoïstes que d’autres ; d’ailleurs cela ne risque pas, car combien même ils le voudraient qu’ils ne le pourraient pas. L’égoïsme (sous toutes ses formes) est devenu un monopole, une "chasse gardée".
A Sfax on continue d’attendre et on veut espérer.
Mohamed ALOULOU
Sfax, juillet 2009
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مع الأسف إن الحوار لم يرتق بعد إلى مستوى ما جرى و يجري حاليا بمدينتنا
٬من واجبي قبل كل شيء تقديم شكري للدكتور محمد علولو على المجهود الذي يقوم به من أجل الإرتقاء بالحوار إلى المستوى المطلوب.
إن النقاط التي تعرض لها الكاتب يكاد البعض منها مع الأسف الشديد يفوق سنها ٬سن بعض المتدخلين.
نحن أصحاب الحق سئمنا السيا. . . . . . . . . .علينا تجديد مطالبنا على أمل. . . . . . .كما ذكر الكاتب. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A Sfax on continue d’attendre et on veut espérer.
رجاء ׃ مطلوب الإيجابية. . . . . .