Seconde partie: Une vignette spécifique pour chaque région !!Après avoir constaté l'état de l'infrastructure routière et les problèmes épineux liés de la circulation à Sfax, un autre point mérite d'être soulevé : il s’agit de la répartition du budget des travaux publics. En effet, les investissements dans les infrastructures routières ne sont pas répartis équitablement entre les différentes régions du pays, la Capitale a d’ailleurs la part du lion. Il serait plus juste de payer la taxe de circulation par gouvernorat et ce proportionnellement à l’argent investi dans la région concernée à l’instar de la France dans le passé (actuellement, on n’y paye plus de vignette). De cette façon, chacun d’entre nous payera la vignette de son véhicule selon l’infrastructure mise à sa disposition dans sa région.
D’ailleurs pour illustrer ceci, il suffit de citer l’exemple de l’échangeur de Merkez Bouassida, route de Tunis Km 3 : des travaux qui durent depuis plus de trois ans et qui ne finissent jamais.
Je ne comprends toujours pas les raisons de ce retard surtout lorsque je vois que l’échangeur, au niveau du croisement de la route X et de l’avenue face au nouveau siège de la Radio et Télévision Tunisienne (RTT) situé à la Capitale, a été achevé en moins d’une année pourtant il fait presque le double de celui de Sfax de point de vue taille du projet. On se demande alors si on appartient bien au même pays ?
Une autre remarque concernant ce fameux échangeur de Bouassida : il s’agit de la qualité des voies provisoires mises à la disposition des automobilistes pendant la période d’accomplissement des travaux surtout si leur durée s’étale sur quelques années. Dans ce cas, on peut se permettre d’aménager correctement ces voies même si elles serviront uniquement pendant cette phase transitoire puisque c’est du provisoire qui dure.
Le malheur dans toute cette histoire est que nous essayons toujours de camoufler nos problèmes et nos points faibles et montrer aux autres que tout se passe merveilleusement bien surtout pour les hauts responsables de l’Etat qui ne voient que du feu en circulant dans des avenues nettoyées la veille et relativement bien entretenues.
Ah ! Si notre invité Monsieur le Ministre sortait une fois de son itinéraire préalablement tracé par les organisateurs de sa visite et déviait vers une rue secondaire à droite ou à gauche, il verra alors tout à fait autre chose de ce qu’on veut lui faire voir !
Dr. Mohsen AKROUT
Auditeur Qualité Interne
Maître-assistant Habilité à l’Université de Sfax (Enis)
E-mail :
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ceux qui sont à condamner pour une telle situation, ce sont les responsables des administrations régionales.
Ces personnes supposées faire leur travail consciencieusement mais dont on ne voit pas le résultat pour différentes raisons.
Loin de la capitale, donc du pouvoir central, ils ne subissent pas de contraintes particulières.
Ajouter à cela le manque de moyens évoqué dans de nombreux articles: "pour Sfax toujours le moins cher".
Pour que cela change un jour il faudrait donc revoir la stratégie de la gestion des régions avec à la tête des services, des gens concernés par la région, de préférence des citoyens de la même région et non de ceux qui se sachant de passage pour quelques années seulement attendent sagement une mutation vers la ville natale, comme une ultime récompense de fin de carrère