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Home Idées Opinions Dossier : Circulation dans la ville de Sfax. Un calvaire infernal - Seconde partie

05

Mai

2009

Dossier : Circulation dans la ville de Sfax. Un calvaire infernal - Seconde partie
(3 votes, moyenne 5.00 sur 5)
Écrit par Mohsen Akrout - SfaxOnline.com   

Seconde partie: Une vignette spécifique pour chaque région !!

Après avoir constaté l'état de l'infrastructure routière et les problèmes épineux liés de la circulation à Sfax, un autre point mérite d'être soulevé : il s’agit de la répartition du budget des travaux publics. En effet, les investissements dans les infrastructures routières ne sont pas répartis équitablement entre les différentes régions du pays, la Capitale a d’ailleurs la part du lion. Il serait plus juste de payer la taxe de circulation par gouvernorat et ce proportionnellement à l’argent investi dans la région concernée à l’instar de la France dans le passé (actuellement, on n’y paye plus de vignette). De cette façon, chacun d’entre nous payera la vignette de son véhicule selon l’infrastructure mise à sa disposition dans sa région.

D’ailleurs pour illustrer ceci, il suffit de citer l’exemple de l’échangeur de Merkez Bouassida, route de Tunis Km 3 : des travaux qui durent depuis plus de trois ans et qui ne finissent jamais.
Je ne comprends toujours pas les raisons de ce retard surtout lorsque je vois que l’échangeur, au niveau du croisement de la route X et de l’avenue face au nouveau siège de la Radio et Télévision Tunisienne (RTT) situé à la Capitale, a été achevé en moins d’une année pourtant il fait presque le double de celui de Sfax de point de vue taille du projet. On se demande alors si on appartient bien au même pays ?

Une autre remarque concernant ce fameux échangeur de Bouassida : il s’agit de la qualité des voies provisoires mises à la disposition des automobilistes pendant la période d’accomplissement des travaux surtout si leur durée s’étale sur quelques années. Dans ce cas, on peut se permettre d’aménager correctement ces voies même si elles serviront uniquement pendant cette phase transitoire puisque c’est du provisoire qui dure.

Le malheur dans toute cette histoire est que nous essayons toujours de camoufler nos problèmes et nos points faibles et montrer aux autres que tout se passe merveilleusement bien surtout pour les hauts responsables de l’Etat qui ne voient que du feu en circulant dans des avenues nettoyées la veille et relativement bien entretenues.
Ah ! Si notre invité Monsieur le Ministre sortait une fois de son itinéraire préalablement tracé par les organisateurs de sa visite et déviait vers une rue secondaire à droite ou à gauche, il verra alors tout à fait autre chose de ce qu’on veut lui faire voir !



Dr. Mohsen AKROUT
Auditeur Qualité Interne
Maître-assistant Habilité à l’Université de Sfax (Enis)
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Commentaires (10)
  • ceux qui sont à condamner pour une telle situation, ce sont les responsables des administrations régionales.
    Ces personnes supposées faire leur travail consciencieusement mais dont on ne voit pas le résultat pour différentes raisons.
    Loin de la capitale, donc du pouvoir central, ils ne subissent pas de contraintes particulières.
    Ajouter à cela le manque de moyens évoqué dans de nombreux articles: "pour Sfax toujours le moins cher".
    Pour que cela change un jour il faudrait donc revoir la stratégie de la gestion des régions avec à la tête des services, des gens concernés par la région, de préférence des citoyens de la même région et non de ceux qui se sachant de passage pour quelques années seulement attendent sagement une mutation vers la ville natale, comme une ultime récompense de fin de carrère

  • Abou lina  - Ils s'en-foutent!!!

    Bonjour Monsieur Akrout,
    Je suis d'accord avec tout ce que vous avez dit, mais sincèrement et entre nous comme on dit à sfax: Supposant (démonstration par l'absurde)que Monsieur le ministre change d'itinéraire préalablement tracé par les organisateurs et il voit autres choses...Est ce que ça va changer quelque chose? pire encore est ce que le ministre ne sait pas comment ça ce passe les visites?????.
    On sait des choses mais malheureusement on ose pas dire directement car......

    La solution c'est que le citoyen soit maitre de son avenir et c'est à lui de décider librement qui gère ses affaires à travers les urnes...non trouées

  • Bonjour à tous,
    Merci si Mohsen pour l'article
    En évoquant les voies provisoires, sur la route de Gabès, le ministère de l'équipement est entrain de refaire la chaussée. cette fois, ils ont essayé de vérifier s'il y a des travaux à faire avant. Sauf que la signalisation des travaux et les voies provisoires sont inexistantes. L'entrepreneur laisse les restes des matériaux utilisés sur les rues perpendiculaires, c'est l'entrée sud de la ville de Sfax! Imaginez les mêmes travaux à la route de la Marsa à Tunis!!

  • Anonyme

    Mais si akrout,pourquoi on demande au ministre de faire le tour à sfax pour découvrir l'état désastreuse de quelques routes,il y a le fils du pays ,un directeur général qui travaille avec lui..et c'est à lui de lui éclairer la voie comme il la voit réellement à sfax...!!!pourquoi il ne le fait pas pour sa ville avant sa retraite...????!!

  • Badira  - re:
    citoyen a écrit :
    bravoo..
    c'est une description qui reflète ce qu'on a vu quotidiennement . Mais je suis sure que rien ne se change .


    On dit toujours * inchallah* qui sait ça viendra un jour les bonnes intentions et les changements positifs!!!

  • Personellement je ne vois pas pourquoi Mr le Ministre devrait changer "son itinéraire préalablement tracé par les organisateurs de sa visite". Au lieu de ces trucs nous avons besoin d'une presse (TV, journaux) qui parle honnêtement et librement de ce qui se passe lors de ces visites, ce qui est vraiment honteux! Lorsqu'un jour on aura cette presse qui ôse parler et critiquer les choses, alors personne n'aura le courage de nettoyer les rues qui étaient tout le temps avant en très mauvais état!

  • Anonyme
    Citer :
    Le Conseil a ensuite examiné un projet de loi relatif au projet voiries prioritaires "5" et au développement du réseau routier urbain du Grand Tunis, et des villes du Kef, de Kasserine, de Grombalia, de Gafsa et de Nabeul par la réalisation d'échangeurs et d'un ensemble de routes périphériques afin d'améliorer la fluidité de la circulation et ce, conformément à la stratégie générale retenue dans le cadre du 11ème Plan de développement.

    C'est pas une question de vignette seulement c p^lus grave que ça. Puisque les responsables régionaux ont peur de dire la vérité, on va continuer à casser nos voitures et donc payer le double ou le triple de ce que payent les habitants des régions toujours prioritaires comme Tunis et le Sahel.. Appel aux responsables de la Nation: PLEASE JUSTICE...

  • 70 % des rues sont des ZNOKS PISTES à SFAX

    Citer :
    D’ailleurs pour illustrer ceci, il suffit de citer l’exemple de l’échangeur de Merkez Bouassida, route de Tunis Km 3 : des travaux qui durent depuis plus de trois ans et qui ne finissent jamais.
    Je ne comprends toujours pas les raisons de ce retard surtout lorsque je vois que l’échangeur, au niveau du croisement de la route X et de l’avenue face au nouveau siège de la Radio et Télévision Tunisienne (RTT) situé à la Capitale, a été achevé en moins d’une année pourtant il fait presque le double de celui de Sfax de point de vue taille du projet. On se demande alors si on appartient bien au même pays ?

    Pour illustrer ceci, on n'a pas besoin d'évoquer les échangeurs, l'échangeur de Bouacida représente un calmant pour les habitants de Sfax ( c pour ça que ça dure!!) et pour dire aussi que nous avons également des échangeurs en dehors de Tunis..
    Mais la principale raison qui va conforter et argumenter cet article est "ce paysage apocalyptique" de l'infrastructure routière rappelant la situation à l'époque ottomane!!! 70 % des rues sont des ZNOKS (Rue de sables, Terre battue ou naturelle mais salis par les ordures de tout genre).. A rappeler que la ville de Sfax comme Tunis s'étend sur 8 km de rayon..... Rappelons aussi les pistes carossables qui se trouvent en plein centre ville, à Sfakes El Jadida dont l'actionnaire principal est notre Municipalité gérée par correspondance depuis les maisons jardins de Tunis

  • citoyen

    bravoo..
    c'est une description qui reflète ce qu'on a vu quotidiennement . Mais je suis sure que rien ne se change .

  • Anonyme

    bravo pour cet article, espérant qu'il arrivera bientôt à nos responsable!!!!

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