Depuis notre plus tendre enfance, le français a fait partie intégrante de notre culture et la francophonie notre grande famille.
Aussi un sentiment d’incompréhension me saisit à la lecture de Galia Skander quant au désintéressement de La France envers Sfax.
L’histoire de Sfax et de la francophonie est une longue histoire d’amour qui a jonché le parcours de ses différents épisodes laissant des souvenirs et des nostalgies douces et agréables à évoquer.
Tous nous avons connu ou entendu parler d’amis chers faisant partie de l’association Tunisie-France et de leurs actions sincères orientées vers ce développement désintéressé et amical. Une passion vécue aussi bien par cette Diaspora que par ces tunisiens profondément attachés à cette culture. Autant de traits d’union.
Le tunisien est d’un esprit ouvert et l’apprentissage d’autres langues a toujours été un devoir et une obligation, aidé en cela entre autre par la coopération culturelle française.
Si on se réfère aux chiffres :
« Le centre de langue de la Maison de France à Sfax a accueilli pour l'année scolaire 2007-2008 1390 élèves dont les âges oscillent entre 4 et 18 ans, répartis en 98 cours. A la rentrée d’octobre 2008 la Maison de France accueille 1500 jeunes dans 107 cours; ces jeunes ont la possibilité de passer les examens du DELF (niveau A2, B1 et B2) ; ces apprenants suivent en général des cours dans la structure ex-Centre culturel français (CCF) ou Maison de France depuis plusieurs années ; en effet les nouveaux inscrits du mois d’octobre 2008 ne forment qu'un tiers des inscrits ; la demande est telle que le Centre de Langue est contraint de refuser des inscriptions, faute de locaux suffisants ;
Des sessions intensives de 60 heures sont régulièrement ouvertes en juillet ; celles-ci regroupent 350 élèves.
Quant au public adulte, étant donnée une forte demande il est en constante progression. La Maison de France à Sfax en a accueilli environ 200 en 2008.
La médiathèque de la Maison de France compte 1200 adhérents à ce jour dont la moitié sont étudiants. Avec ses 20 000 ouvrages et périodiques, la médiathèque accueille le public de manière quotidienne puisqu’elle est ouverte 43 heures par semaine du lundi au vendredi, y compris pendant les congés scolaires. La section jeunesse de la Médiathèque, ouverte sur la société civile de Sax propose chaque semaines des ateliers de lecture et des activités destinées aux plus petits.
En 2009 la Maison de France à Sfax proposera, à l’instar du Projet participatif « Felouque de Tunisie » de s’intéresser à la problématique du changement climatique, de la protection de l’environnement avec comme accroche à Sfax, la zone humide et les salines. Un grand nombre de partenaires ont déjà exprimé leur souhait de participer à ce projet qui constitue une rencontre de différents talents pour un exercice collectif et solidaire dans lequel étudiants, experts, spécialistes et personnes en situation de handicap agiront ensemble pour mener à bien une réalisation originale, celle de mettre en valeur un patrimoine commun : celui de la terre. La période de mise en œuvre du projet sera ponctuée de conférences et d’événements artistiques qui trouveront leur point d’orgue avec l’inauguration d’expositions et la tenue d’un colloque international en mai 2009. »
Avec le développement des T.I.C. Apprendre d’autres langues et s’ouvrir sur d’autres cultures sont des impératifs indispensables. Beaucoup de diplômés ont compris le besoin de combler cette lacune pour pouvoir y accéder.
A Sfax comme ailleurs les actions de coopération culturelle existent et demandent à être développées.
Néanmoins, nous avons tous été attristés et même outragés par la décision incompréhensible et injustifiée de la fermeture des services consulaires.
Le Consulat de France desservait tout le sud tunisien et on connaît le calvaire enduré pour une simple formalité avec ces déplacements coûteux et aberrants. Nous continuons d’espérer qu’un jour proche verra la réouverture de ce service.
Tant de possibilités aussi bien économiques que touristiques s’offrent à ce partenariat que nous souhaitons de tout cœur.
Economiques par une délocalisation vers une région réputée par ses habitants travailleurs sérieux et qualifiés, située à deux heures d’avion, disposant en plus d’un aéroport, sous exploité et qui ne demande qu’à l’être.
Touristiques, avec une médina qui n’a rien à envier à celle de Marrakech par son authenticité et les futurs projets en cours de réalisation (Taparura, port de plaisance et l’aménagement touristique de Kerkennah…..)
Pour un développement des échanges entre la ville de Sfax et les régions ou les entreprises françaises, il faudrait que toutes les conditions soient réunies.
Peut on en vouloir à des étrangers de ne pas s’intéresser à une région si les conditions ne sont pas des plus favorables ?
Avec un aéroport sous exploité, avec un port moribond, des loisirs absents, des infrastructures qu’il est inutile de décrire…...Mais ceci est un autre sujet. Nous n'avons pas à en vouloir à quiconque.
Commençons par balayer devant notre porte avant d'inviter les gens chez nous!
| Précédent | Suivant | |
|---|---|---|
| Gardiens de parking à Sfax : sont-ils vraiment nécessaires ? | Tunisie : Sfax et le discours contradictoire de la France |
- 13/11/2008 - Taparura tel que nous la concevons!
- 09/11/2008 - De tout et de rien!
- 08/11/2008 - Gardiens de parking à Sfax : sont-ils vraiment nécessaires ?

Facebook
Twitter
Googlize this
Myspace
Yahoo





Cette école pourvue du programme tunisien aussi bien que français et anglais dés les 1eres classes, permettra aux étrangers désirant s'installer ici,de résoudre ce problème de l'éducation de leurs enfants.
nous connaissons le cas des trois sociétés étrangères qui voulaient s'installer l'an dernier à Sfax et qui finalement se sont décidées pour tunis.
Ce projet d'école internationale tient à cœur toute la ville mais malheureusement bute sur un cahier de charges contraignant. plusieurs tentatives n'ont pas abouties mais l'espoir est permis qu'elle voit le jour très bientôt