Car, outre la ville de Tunis, tout le littoral tunisien, se développe d'une manière rapide, avec plusieurs grands projets, citant à titre d'exemple ; la Station de dessalement de l'eau de mer à Djerba, l'autoroute Sfax-Gabes, le Pole industriel de la Skhira qui va comporter une cimenterie et une industrie de raffinage de pétrole et deviendra vers 2012 le plus grand centre de l'industrie chimique en Tunisie, dépassant même le Pole de Sfax et celui de Gabes.
On peut encore citer l'Aéroport d'Enfidha qui sera prêt en mars 2009, le Pont de Rades qui ouvrira ses portes le 7 novembre 2008 ou les pole urbains de Sama Dubaï et du Groupe Boukhater.
Toutefois, face à cet intérêt de l'Europe et de la France en particulier, on peut noter du moins pour Sfax un net désengagement politique, économique et surtout culturel de la France par rapport à Sfax.
On va juste dénombrer les actions qui témoignent de ce désengagement, outre l'arrêt de la desserte de l'aéroport par la compagnie Air France sur l'axe Paris-Sfax. On va citer la fermeture du Lycée français depuis quelques années, la fermeture du centre culturel français et la fermeture du Consulat français à Sfax.
Il s'agit de signes très forts, pour un désintéressement culturel, et du manque de soutien pour la langue française, pour une ville qui a été toujours un fort bastion de la langue et de la culture française.
La ville de Sfax est actuellement ouverte plus vers la Libye, l'Afrique et le Maghreb que pour la France, où il y avait grâce au commerce de l'huile d'olive un axe économique constant et fort entre le port de Sfax et celui de Marseille, grâce à la Diaspora Israélite, originaire de Sfax et qui s'est implémentée de l'autre coté de la méditerranée.
La France doit apporter plus de cohésion à son discours si elle souhaite garder de forts liens économiques et surtout culturel avec la ville de Sfax et la Tunisie de manière générale.
Elle peut rebondir par l'ouverture du Centre Culturel français, pour le soutien de la langue de Molière, surtout que plusieurs centres d'appels francophones commencent à s'installer au Pole Technologique El Ons à Sfax.
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Faut-il attendre une action qui parvient de l'étranger? Faut-il pas qu'elle soit couplée d'une action qui émane de nous?