Qui n’a pas entendu parler de l’un de ces premiers miracles asiatiques, de ce pays minuscule au sud de la Malaisie, réputé comme étant la Suisse de l’Extrême Orient?
Après l’indépendance en 1965, Singapour se développe en tant que ville industrielle et port de commerce, trait d’union entre l’Asie et l’Occident.
Pays multiracial, composé de malais, de chinois et d’hindous, Singapour connut le développement rapide, désorganisée, désordonnée, au point de devenir une ville lépreuse réputée la plus sale avec une poussée démographique effarante suite à une immigration massive... ...
Jusqu’au jour où fut élu un nouveau maire, homme ambitieux aimant sa ville qui décida que les choses devaient changer. Aussitôt des mesures furent prises, une réglementation draconienne fut appliquée, les délits furent sévèrement pénalisés, pour un papier ou un mégot jeté par terre, un stationnement hors zone, traversée de la chaussée hors passage piéton, l’amende était de 100 dollars. Très rapidement, la vie s’organisa, les gens devinrent disciplinés, s'adaptant ainsi à leur nouveau cadre de vie, la ville s’embellit au point de devenir une cité jardin renommée mondialement et acquis ainsi son surnom de Genève d’orient !! je peux certifier pour l’avoir visitée deux fois que Singapour est plus belle et propre que Genève !!!
Ce travail est le résultat d’un homme, un maire qui aima sa ville et n’en pouvait plus de ce laisser-aller. Un homme qui a voulu laisser son empreinte et son nom pour la postérité, et qui comprit que la richesse seule ne suffit pas, la qualité de vie importe encore plus.
Vous ne trouvez pas que ça ressemble à une autre ville ? Une ville aussi laborieuse, qui croyait en son développement et son rayonnement en méditerranée ; à Sfax tout simplement où la situation ne cesse de se dégrader, où les mœurs ont pris une très mauvaise tournure, où les gens n'osent plus passer par certaines rues après la tombée de la nuit (par manque de lumière?), où les papiers jonchent notre quotidien et nos rues, où le plastique règne en maître absolu sur nos paysages, plaie des temps modernes; où la pollution est endémique, les encombrements sur les voies permanents avec ce que ça entraîne comme perte en temps et énergie,... ... .
Il aurait suffi d’un peu de volonté et de passion pour que la situation n’atteigne jamais ce stade, proche de l’irrémédiable, devant l’indifférence totale, accompagnée de la désertion de nos forces vives. C’est tellement plus facile de déménager à Tunis ou ailleurs !!!
Mais qu’allons nous laisser à nos enfants ?
Alors prions ensemble pour qu’un jour proche, on se rappellera de Singapour, et on se dira que ça s’est déjà fait, donc qu’on pourra le refaire !
Alors nous tous devrions nous mobiliser pour réussir ce deuxième miracle.
Le chemin est long de Sfax à Singapour, mais pour des hommes de bonne volonté passionnés et intentionnés, rien n’est impossible. Nos rues défoncées et sales, nos embouteillages permanents, nos façades lépreuses et nos multiples problèmes ne seront plus alors qu’un mauvais souvenir.
Sinon ? Sinon il nous restera toujours la possibilité de faire appel aux chinois, ceux de Singapour !... . ils auront largement de quoi s’occuper avec Sfax !!!
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Ami Salah, je sais bien et on en a tellement discuté de l'incomparable.Mais juste une petite precision pour les lecteurs, dans les années soixante dix Sfax etait autant, si ce n est plus developpée que singapour. nous avons tout simplement rate le train du developpement.et nous sommes restés sur le quai!!!!!