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" Aucune région de notre pays ne pourra, non plus, demeurer à l'écart du processus de développement, que ce soit dans les campagnes ou dans les villes, dans le Nord ou dans le Sud. "
Discours du Président Zine El Abidine Ben Ali - 7 novembre 2007.
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29

2009

Touches pas…à mon olivier
(26 votes, moyenne 4.65 sur 5)
Écrit par Mohamed Mezghani - SfaxOnline.com   
ca4d18b03d8ed66cb5dc64ef8b7530a8Bizarre ces jours ci le chambardement des valeurs, le désistement rétrograde des principes, la reconversion aveugle de certains gens vers la course inlassable pour le gain matériel et les distinctions narcissiques. Ce qui me sidère et laisse perplexe est que ce phénomène a atteint aussi la classe qu’on considérait la plus sage et élitiste : celle des scientifiques qui devraient normalement propulser l’image positive de notre beau pays, de notre histoire, de notre culture et patrimoine avec toutes ses composantes si typiques et si subtiles.

Parmi nos marqueurs d’identité nationale il y’a l’olivier qui occupe une place prépondérante dans notre histoire celle qui a lié l’orient à l’occident et celle des carthaginois qui ont dominé la Méditerranée, l’olivier est aussi notre culture autour de laquelle notre mode de vie s’est organisé , l’olivier est aussi le symbole de notre pays tolérant debout et fertile comme l’arbre de l’olivier toujours éclatant de verdure et défiant les sévères caprices de la nature, l’olivier ça résume en quelque sorte notre identité de Tunisiens. Quand j’entend ces jours ci, à la radio ou lors des journées internationales Olive Bioteq organisés courant de ce mois, la campagne de dénigrement menée par certains scientifiques contre nos oliviers et Huiles et précisément contre la principale variété de notre pays qui est Chemlali (représentant 70% du nombre d’oliviers en Tunisie) je me sens trahis, dégoûté comme si quelqu’un nous a craché dans la soupe. Ce qu’ils disent c’est comme si les Français disaient que pruneaux d’Agen manquent de saveur ou les vins de Bordeaux sont un peu amers, ou si les Italiens disaient que le Fromage de Sicile n’est pas tellement moelleux. A quand on continue de sous-estimer nos produits de terroir ? Et à profit de qui ou quoi ?


Messieurs les scientifiques on n’a pas besoin de vos manipulations génétiques pour défigurer notre patrimoine végétal millénaire, on n’a pas besoin d’augmenter l’acide oléique ou diminuer l’acide palmitique ou changer aucune autre caractéristique de notre huile… Notre Huile est ainsi faite et le restera malgré vos manigances, comme nos pommes de Sbiba resteront toujours aussi parfumées, nos raisins « Tounsi » resteront aussi sucrées, nos amandes «Achaq» resteront aussi délicieuses, et les Figues de Barbarie de Thala resteront aussi rafraîchissantes… Pourquoi vous tenez à faire changer notre patrimoine horticultural? Parce que Madame l’Europe le désire et encourage à le faire et nous vendre des techniques inutiles et des variétés bâtardes, ou parce que vous voulez nous prouver vos bravoures et vos performances et ce qui en découle de consécrations? On n’a pas besoin de ça Messieurs. Vous auriez dû au contraire promouvoir nos variétés et creuser vos méninges pour défendre notre produit et essayer de mettre en relief nos points positifs qui sont malheureusement plus reconnus par les étrangers que par vous.

Finalement, mon souhait est que nos scientifiques participeront par le biais de leurs techniques à valoriser nos produits nationaux et imposer nos critères au niveau international et non à chercher au peigne fins nos lacunes et les exposer à tout le monde et favoriser ainsi à nous sombrer dans l’alignement stupide dicté par les autres qui ne pensent qu’à tirer profit de nos faiblesses.
Commentaires (21)
  • Je ne sais pas si vous faites référence à moi quand vous mettez les initiales N.K parce que c’est ça ce qui m’a été rapporté par mes collègues chercheurs.
    En tous cas, je m’appelle Naziha Grati Kamoun et je travaille depuis presque 20 ans comme chercheur à l’Institut de l’Olivier.
    Depuis mon arrivée à l’Institut, j’ai su que l’huile d’olive Chemlali est une huile figeable à des températures assez élevées et qu’elle est douce et parfois fade sans aucune odeur et saveur.
    J’ai commencé mes recherches sur les ressources génétiques de l’olivier et leur valorisation vers les années 95. En effet, les travaux menés dans le cadre de mon doctorat ont porté sur la caractérisation biochimique des huiles d’olive tunisiennes et sur l’identification moléculaire des ressources génétiques de l’olivier. Ces travaux d’identification avaient pour objectif fondamental la conservation de nos ressources et leur protection de l’érosion génétique. Dans ce sens, je vous informe que nous avons fait la caractérisation et la conservation des génotypes de l’extrême sud de la Tunisie qui étaient effectivement menacées par l’érosion génétique.
    Après avoir effectuée cette caractérisation, j’ai pu constaté et évalué la richesse et la diversité au niveau de nos ressources génétiques oléicoles et la spécificité de nos huiles qui n’étaient pas du tout connues et valorisées.
    Or, consciente de l’importance capitale que représente l’olivier et l’huile d’olive pour l’économie tunisienne et ce qu’elle représente pour l’environnement, j’ai fait le pari dans le cadre de ma mission en tant que chercheur (recherche-développement), de faire connaître et de valoriser nos huiles mettant en exergue surtout les caractéristiques de l’huile Chemlali notamment ses qualités sensorielles.
    En effet, je rappelle que dans toute ma production scientifique, notamment celle qui concerne l’huile Chemlali, je commence par introduire les qualités et la notoriété de cette variété en insistant sur sa résistance à la sécheresse, à sa vigueur et sa bonne productivité.
    Concernant son huile, les analyses ont confirmé effectivement qu’elle contient un pourcentage élevé d’acides palmitique qui est parfois supérieur aux normes non seulement internationales mais également aux normes tunisiennes.
    Toutefois, avec un bon choix de la période optimale de récolte, nous avons démontré (avec mon équipe) que nous pouvons obtenir une huile qui répond aux normes du point de vue physico-chimique.
    En outre, en suivant les caractéristiques organoleptiques pendant plusieurs campagnes oléicoles, sur différents sites, nous avons été surpris de la qualité sensorielle excellente de cette huile contrairement à certaines idées reçues. En effet, nous avons mis en évidence que l’huile d’olive Chemlali présente une harmonie au niveau des différents attributs positifs qui sont le fruité, l’amertume et le piquant. En plus, cette huile présente les arômes d’amande verte et les fleurs de champ avec une intensité assez élevée notamment au début de la véraison des olives.
    Ces constatations, étant différentes de tout ce que nous avons appris sur la Chemlali m’ont poussé avec la collaboration de mes collègues de l’unité de recherche à faire connaître les spécificités de la Chemlali.
    En effet, dans plusieurs manifestations nationales, nous avons organisé des séances de dégustation des huiles d’olive monovariétales tunisiennes en mettant surtout en exergue les vertus des principales variétés dont la Chemlali et la Chetoui
    En outre, j’ai contribué par mes recherches dans la promotion des huiles d’olive tunisiennes et la consolidation de leur image à l’échelle internationale en participant à des foires et des salons internationaux (ANUGA en Allemagne, les terres de l’olivier en Espagne, Medoliva en Italie) et en présentant les spécificités de nos huiles. Au cours de ces manifestations, les huiles d’olive tunisiennes ont été très bien appréciées, particulièrement l’huile d’olive Chemlali qui a gagné l’intérêt de la majorité des personnes présentes dans ces salons. C’est surtout en Espagne au cours de deux journées des terres de l’olivier dédiées à la Tunisie que cette huile a émerveillé les visiteurs qui ont pu apprécié son harmonie et sa typicité. Ces résultats ont été publiés et consignés dans mes rapports de mission et d’activité qui sont largement diffusés et lus.
    Par ailleurs, conjointement aux travaux de caractérisation et de valorisation de nos ressources oléicoles, nous effectuons des recherches d’amélioration génétique de ces ressources afin d’augmenter la productivité et améliorer davantage la qualité des huiles. Ces recherches scientifiques ne sont pas incompatibles avec la défense de notre authenticité et ne sont pas à l’encontre de notre amour pour notre pays.
    Personne parmi nous les chercheurs, à ma connaissance, n’a évoqué les OGM pour l’olivier non seulement parce que c’est un arbre sacré mais également à cause de l’existence d’une diversité génétique importante au niveau de cette espèce qui permet grâce à des croisements dirigés d’obtenir une infinité de nouveaux plants.
    S’agissant des variétés étrangères introduites, nous avons effectué leur caractérisation et leur comportement sur tout le territoire et nous avons dit objectivement notre opinion sur ces variétés.
    Au terme de cette brève mise au point, permettez-moi, cher Monsieur, de vous livrer les raisons qui m’ont poussé à réagir à vos allégations infondées :
    Toute la communauté scientifique et professionnelle à l’échelle nationale et internationale est au courant des résultats de mes travaux de recherche dans le cadre de la promotion, défense et l’amélioration de la qualité de nos huiles, et surtout la variété Chemlali.
    Je vous invite solennellement, si vous le désirez, à venir à l’Institut de l’olivier afin de constater sur le tas le fruit de notre production scientifique dans le but d’être mieux informé et plus à même de faire une juste opinion et ne pas tirer des conclusions hâtives sans fondements et diffamatoires.

  • Falleh mehlouk a écrit :
    Après la grande catastrophe pour les agriculteurs provoquée par la mise sur le marché d'amandes louches, d'une qualité mauvaise et au prix d'une marchandise volée, après la sécheresse, après les multiples problèmes causés à ce métier, comme l'inflation vertigineuse de ces dernières années, voilà que présente la campagne oléicole.
    Trop petite récolte pour qu'on en parle, mais qu'on attendait impatiemment pour rembourser quelques dettes, en espérant un miracle.
    Et là on nous annonce que les cours de l'huile d'olive chutent en début de saison!Ce qui semble non seulement bizarre mais à la limite louche car un mois avant les huiles étaient très demandées (lampantes à 4d600 le Kilo)
    Evidemment ce sont les agriculteurs qui ont encore fait les frais puisque les olives se sont vendues entre 0.400d et 0.600le kilo ce qui ne suffit même pas à couvrir la récolte et la taille.
    Alors Je voudrais poser une question à nos responsables: Vous qui parlez à longueur d'années d'encouragement à ce secteur, qu'avez-vous fait de concret pour ce problème?
    Pourquoi n'avez-vous pas imposé un prix plancher pour protéger les petits agriculteurs et notre production, sachant parfaitement bien que la demande existe et que les cours allaient repartir à la hausse.
    Que fait l'office de l'huile, cette pompe à fric toujours déficitaire?
    Et que font-ils à l'UTAP? Rien pour l'agriculteur en tout cas j'en suis sûr en ce qui concerne le bureau de Sfax d'après les histoires qui courent.
    Aussi il est bien de beau de parler de normes et de qualité mais faut aussi penser à la survie de celui qui se sacrifie pour produire d'abord!

    Il faut s'adresser dans ce cas aux decideurs et non aux scientifiques!

    c'est un autre probleme macro-economique.

  • Anonyme  - re:
    Kamel Gargouri a écrit :
    La défense de notre patrimoine oléicole et des vertues de notre huile n'est pas incompatible avec la recherche scientifique, même celle qui s'intéresse à l'obtention de nouvelles variétés qui pourrons être utilisées à bon escient dans les conditions pour les quelles elles ont été développées. La composition acidique de l'huile Chemlali puisque c'est d'elle qu'il s'agit a été bien défendue au COI et entre dans la norme (quoi qu'elle surfe sur la limite inférieure). Au-delà de la norme analytique, les caractéristiques organoleptiques sont importantes, les Espagnols et autres Italien on réussi à convaincre que l'amer et le piquant sont des attribus positifs! Je pense que l'huile Chemlali peut avoir un fruité extraordinairement plaisant avec des saveurs d'amandes vertes, de tomates vertes, pomme et autres... Je m'arrête à ce niveau en méditant sur ce qui serait plus défendable l'amer et le piquant ou les saveurs de fruits comestibles et appréciés.


    tres bien dit.

    Mais l'un ne conredit pas l'autre: On n'est pas contre la recherche scientifiaue,,, loin de la je suis entirement pour car moi aussi je suis un scientifique!

    Mais il y'a une ethique dans la science qu'il faut respecter!!! La protection de notre identite "Hortocultural" est une composante fondamentale.
    Il faut que les Scientifiques pensent au developpement durable et non aux resultats immediats a court terme.
    On a eu un patrimoine qu'il faut l'entretenir, developper, le defendre.....et non le deformer comme on a deforme notre culture et nos valeurs!

  • Kamel Gargouri

    La défense de notre patrimoine oléicole et des vertues de notre huile n'est pas incompatible avec la recherche scientifique, même celle qui s'intéresse à l'obtention de nouvelles variétés qui pourrons être utilisées à bon escient dans les conditions pour les quelles elles ont été développées. La composition acidique de l'huile Chemlali puisque c'est d'elle qu'il s'agit a été bien défendue au COI et entre dans la norme (quoi qu'elle surfe sur la limite inférieure). Au-delà de la norme analytique, les caractéristiques organoleptiques sont importantes, les Espagnols et autres Italien on réussi à convaincre que l'amer et le piquant sont des attribus positifs! Je pense que l'huile Chemlali peut avoir un fruité extraordinairement plaisant avec des saveurs d'amandes vertes, de tomates vertes, pomme et autres... Je m'arrête à ce niveau en méditant sur ce qui serait plus défendable l'amer et le piquant ou les saveurs de fruits comestibles et appréciés.

  • Après la grande catastrophe pour les agriculteurs provoquée par la mise sur le marché d'amandes louches, d'une qualité mauvaise et au prix d'une marchandise volée, après la sécheresse, après les multiples problèmes causés à ce métier, comme l'inflation vertigineuse de ces dernières années, voilà que présente la campagne oléicole.
    Trop petite récolte pour qu'on en parle, mais qu'on attendait impatiemment pour rembourser quelques dettes, en espérant un miracle.
    Et là on nous annonce que les cours de l'huile d'olive chutent en début de saison!Ce qui semble non seulement bizarre mais à la limite louche car un mois avant les huiles étaient très demandées (lampantes à 4d600 le Kilo)
    Evidemment ce sont les agriculteurs qui ont encore fait les frais puisque les olives se sont vendues entre 0.400d et 0.600le kilo ce qui ne suffit même pas à couvrir la récolte et la taille.
    Alors Je voudrais poser une question à nos responsables: Vous qui parlez à longueur d'années d'encouragement à ce secteur, qu'avez-vous fait de concret pour ce problème?
    Pourquoi n'avez-vous pas imposé un prix plancher pour protéger les petits agriculteurs et notre production, sachant parfaitement bien que la demande existe et que les cours allaient repartir à la hausse.
    Que fait l'office de l'huile, cette pompe à fric toujours déficitaire?
    Et que font-ils à l'UTAP? Rien pour l'agriculteur en tout cas j'en suis sûr en ce qui concerne le bureau de Sfax d'après les histoires qui courent.
    Aussi il est bien de beau de parler de normes et de qualité mais faut aussi penser à la survie de celui qui se sacrifie pour produire d'abord!

  • Jean-Loup de Sauverzac

    NB il y a sur Wilkipedia une page consacrée à l'huile d'olive : http://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_d'olive

    comme Wilkipedia est une Encyclopédie libre, chacun peut y ajouter des informations pertinentes, de nouvelles sources ou mettre à jour des informations obsolétes et même contester ou modifier certaines affirmations sur un sujet ... sous réserve de fonder vos informations sur des sources vérifiables et de ne pas polémiquer...

  • Je suppose que certains d'entre vous ont déja lu cet article de l'Express... qui date un peu mais il peut éclairer certains de vos lecteurs :

    L’express

    Huile d'olive
    Pressions étrangères

    par Chloé Hoorman, publié le 10/01/2005 - mis à jour le 07/01/2005

    Italie, Espagne, Grèce, France… Dans les rayons de ce grand supermarché parisien, le client n'a que l'embarras du choix pour acheter son huile d'olive. Pourtant, parmi toutes les origines proposées, le premier exportateur mondial manque à l'appel: la Tunisie. Anonyme, elle vend l'essentiel de sa production en vrac, aux pays d'Europe du Sud, qui l'embouteillent et la commercialisent ensuite sous leur propre étiquette. «L'italien Carapelli est l'un de nos plus gros clients», assurent en chœur les producteurs tunisiens. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'huile d'olive qui se cache derrière cette marque n'est pas 100% italienne: c'est un mélange. En regardant de plus près l'étiquette, on constate que rien ne garantit l'origine des olives; seul est mentionné le lieu d'embouteillage: Florence…» De fait, en 2003-2004, l'Italie a consommé 775 000 tonnes d'huile d'olive et en a exporté 180 000, quand sa production n'a pas dépassé les 675 000 tonnes.

    Les quatre premiers producteurs mondiaux d'huile d'olive en 2003-2004
    Espagne 1 410 000 tonnes
    Italie 675 000 tonnes
    Grèce 367 000 tonnes
    Tunisie 230 000 tonnes
    Les quatre premiers exportateurs mondiaux d'huile d'olive en 2003-2004
    Tunisie 180 000 tonnes
    Italie 180 000 tonnes
    Espagne 125 000 tonnes
    Turquie 40 000 tonnes
    Source: Conseil International de l'huile d'olive
    Auteur

    «Jusqu'en 1995, l'Etat tunisien détenait le monopole des exportations et se contentait de ce débouché facile, l'huile d'olive ne servant qu'à alimenter ses caisses en devises, explique Jaafar Ayadi, directeur d'Horchani Olive Oil. Aujourd'hui, nous souhaitons mieux valoriser notre production, en augmentant peu à peu les exportations d'huile embouteillée.» Mais, face aux Italiens et aux Espagnols, les Tunisiens peinent à s'imposer. Très bien implantés dans la grande distribution, les deux poids lourds européens reçoivent en outre de généreuses subventions de l'Union européenne: 1 500 dollars pour une tonne d'huile qui se négocie 2 500 dollars. «Impossible de les concurrencer si l'Etat tunisien ne nous aide pas aussi!» soupire Mondher Kachouri, directeur de l'huilerie Ben Yedder.

    En attendant, les producteurs tunisiens tentent de conquérir quelques marchés de niche, comme l'agriculture biologique ou le haut de gamme, à travers des chaînes comme Oliviers & Co. «L'huile d'olive tunisienne est cultivée sans engrais ni pesticides, pour des questions d'économie, souligne Mondher Kachouri. C'est un argument auquel devraient être sensibles les consommateurs.» D'autres, plus pragmatiques, n'hésitent pas à recourir à un petit tour de passe-passe pour séduire une clientèle un peu moutonnière. «Au Canada, nous commercialisons deux marques, baptisées ?Antonio? et ?Gusti di nature?, raconte Jaafar Ayadi. Nous avons fini par choisir des noms à consonance italienne, car notre nom, ??Domaine de Chaal'', évoque trop le monde arabe. Pour vendre, il faut faire rêver, et la Tunisie ne touche pas l'imaginaire comme les collines de Toscane…»
    Récolte à l'ancienne
    A la fin de l'automne, dans les campagnes tunisiennes, la récolte des olives bat son plein. De-ci de-là, on aperçoit au milieu des champs les teintes vives des robes des femmes. Perchées sur une échelle, un peigne à la main, elles brossent les arbres pour faire tomber les fruits. Cette méthode traditionnelle reste incontournable en Tunisie, où les oliviers anciens aux troncs noueux ne se prêtent pas à l'utilisation de machines. Les femmes s'organisent en équipes de quatre, les plus jeunes se relayant dans les branches tandis que les plus âgées rassemblent les olives dans de grands sacs. A la fin de la journée, ces derniers passent sur la balance: pour 400 à 500 kilos récoltés, les glaneuses recevront entre 5 et 6 €.

    Personellement je trouve dommage de lire ce que dit Mr Jaafar Ayadi : devoir 'italianiser' sa marque pour vendre à l'export ! Il y a évidemment un gros effort de communication à faire pour 'redorer' le blason de l'huile tunisienne... mais comme le marché mondial des produits bio et de l'huile d'olive en particulier est en pleine expansion, l'Olive Tunisienne à beaucoup à gagner en se revalorisant sur ce créneau. La Toscane c'est trés joli mais ce n'est pas la beauté de ses paysages ni la richesse de son patrimone artistique et culturel qui garanti la pureté et la qualité de ses huiles ni le fait qu'elles ne soient pas coupées avec des huiles venues du monde arabe comme la 'Grapelli'...

  • Sassi Karim  - re:
    Elloumi K a écrit :
    ]هاذي الحكاية تفكرني باللي جرى للدّلاّع متاعنا وجابولنا الدّلاع الأمريكان
    , يطلعشي هاك الابورتوار Monsanto
    وراء الحكاية
    ؟


    c'est vrai on ne trouve plus notre pastheque d'origine qui avait un gout succulant et s'acclimate bien avec notre climat
    Meme chose pour les peches, pommier, pruneaux...
    Tout ca adisparu et nous sommes envahit par des varietes grosses sans gout qui sont imposes par l'Europe....

  • Qays

    ]هاذي الحكاية تفكرني باللي جرى للدّلاّع متاعنا وجابولنا الدّلاع الأمريكان
    , يطلعشي هاك الابورتوار Monsanto
    وراء الحكاية
    ؟

  • Mohamed Mezghani  - re:
    Ahmed a écrit :
    Sujet très intéressant, il mérite être débattu entre les différents intervenants. Je salue si Mohamed Mezghani pour son attachement à notre identité nationale qu'il a exprimé merveilleusement bien. Par contre, je dois avoué que je n'ai pas compris grande chose de l'article puisque je ne le connaissais pas, ni les scientifiques dont il parle (universitaires ? R&D d'une société privée ?...?). On aurait bien aimé trouver une signature un peu plus détaillée de si Mohamed (son poste, son niveau, son champ d'action dans le domaine d'huile d'olive, etc).
    En lisant les commentaires, j'ai pu comprendre que la bataille se situe au niveau de la reconnaissance de notre produit par les instances internationales expertes, en l'occurrence le COI. Sur ce point, je suis plutôt d'accord avec l'avis qui dit que nous devons taper sur la table, claquer la porte s'il faut, pour défendre nos produits. Arrêtons d'être suiveur, on en a marre de suivre les autres et de s'adapter selon leurs normes. Imposons nous pour une fois, notamment sur un domaine que nous maitrisons et auquel nous avons notre place bien méritée.
    Ahmed a écrit :
    Sujet très intéressant, il mérite être débattu entre les différents intervenants. Je salue si Mohamed Mezghani pour son attachement à notre identité nationale qu'il a exprimé merveilleusement bien. Par contre, je dois avoué que je n'ai pas compris grande chose de l'article puisque je ne le connaissais pas, ni les scientifiques dont il parle (universitaires ? R&D d'une société privée ?...?). On aurait bien aimé trouver une signature un peu plus détaillée de si Mohamed (son poste, son niveau, son champ d'action dans le domaine d'huile d'olive, etc).
    En lisant les commentaires, j'ai pu comprendre que la bataille se situe au niveau de la reconnaissance de notre produit par les instances internationales expertes, en l'occurrence le COI. Sur ce point, je suis plutôt d'accord avec l'avis qui dit que nous devons taper sur la table, claquer la porte s'il faut, pour défendre nos produits. Arrêtons d'être suiveur, on en a marre de suivre les autres et de s'adapter selon leurs normes. Imposons nous pour une fois, notamment sur un domaine que nous maitrisons et auquel nous avons notre place bien méritée.

    Si Ahmed,
    Merci pour ton Post qui confirme qu'il faut qu'on impose nos produits et notre Label National sur le marché international.

    Mais e ne veux pas citer les scientifiques que j'ai critiqué par respect à leur statut.
    Néanmoins ce sont des spécialistes de l'olive et la production végétale (chercheurs)

    Moi je suis un Ingénieur Agronome et je travaille dans une unité de conditionnement d'Huile chargé de la Qualité de l'Huile.....
    Et je peux vous dire que notre Huile est très appréciée et il suffit qu'on la défend mieux car les Européens veulent en avoir le Monopole International et dévaloriser la nôtre

  • Ahmed

    Sujet très intéressant, il mérite être débattu entre les différents intervenants. Je salue si Mohamed Mezghani pour son attachement à notre identité nationale qu'il a exprimé merveilleusement bien. Par contre, je dois avoué que je n'ai pas compris grande chose de l'article puisque je ne le connaissais pas, ni les scientifiques dont il parle (universitaires ? R&D d'une société privée ?...?). On aurait bien aimé trouver une signature un peu plus détaillée de si Mohamed (son poste, son niveau, son champ d'action dans le domaine d'huile d'olive, etc).
    En lisant les commentaires, j'ai pu comprendre que la bataille se situe au niveau de la reconnaissance de notre produit par les instances internationales expertes, en l'occurrence le COI. Sur ce point, je suis plutôt d'accord avec l'avis qui dit que nous devons taper sur la table, claquer la porte s'il faut, pour défendre nos produits. Arrêtons d'être suiveur, on en a marre de suivre les autres et de s'adapter selon leurs normes. Imposons nous pour une fois, notamment sur un domaine que nous maitrisons et auquel nous avons notre place bien méritée.

  • Salah Eleuch  - re:
    Chokri Yaich a écrit :
    Je partage entièrement l'opinion de Monsieur Yassine Aloulou. Le patrimoine est sacré, les résultats scientifiques représentent également l'autre vérité.. Maintenant quant à l'huile tunisienne et sa commercialisation, ceci est une autre affaire,entre autres de marketing, c'est l'affaire des commerciaux en premier, de certaines administrations de tutelle, de l'Office de l'huile, des efforts déployés par les professionnels, y compris ceux du conditionnement.. D'après ce que j'ai compris des posts de Monsieur Mezghani, le problème réside au niveau des normes européennes qui dévalorisent l'huile tunisienne.. Dans ce cas la bataille doit être mené soit contre ces normes (cette affaire doit être négocié à haut niveau comme les négociations d'ordre agricole entre les divers pays), soit les contourner et vendre notre huile ailleurs et massivement puisque les autres marchés américains et autres l'apprécient si bien.. Et ceci est le rôle de toutes les parties concernées y compris des administrations de tutelle.

    [/q[quote=Chokri Yaich]Je partage entièrement l'opinion de Monsieur Yassine Aloulou. Le patrimoine est sacré, les résultats scientifiques représentent également l'autre vérité.. Maintenant quant à l'huile tunisienne et sa commercialisation, ceci est une autre affaire,entre autres de marketing, c'est l'affaire des commerciaux en premier, de certaines administrations de tutelle, de l'Office de l'huile, des efforts déployés par les professionnels, y compris ceux du conditionnement.. D'après ce que j'ai compris des posts de Monsieur Mezghani, le problème réside au niveau des normes européennes qui dévalorisent l'huile tunisienne.. Dans ce cas la bataille doit être mené soit contre ces normes (cette affaire doit être négocié à haut niveau comme les négociations d'ordre agricole entre les divers pays), soit les contourner et vendre notre huile ailleurs et massivement puisque les autres marchés américains et autres l'apprécient si bien.. Et ceci est le rôle de toutes les parties concernées y compris des administrations de tutelle.

    il ne s'agit pas de résultats scientifiques!!!!
    Mais on parle de manipulation génétique et Biologique sur les oliviers!!!!
    Ce qui est grave par e scientifique est qu'on veut croiser nos variétés avec d'autres et perdre ainsi notre spécificité

  • Chokri Yaich

    Je partage entièrement l'opinion de Monsieur Yassine Aloulou. Le patrimoine est sacré, les résultats scientifiques représentent également l'autre vérité.. Maintenant quant à l'huile tunisienne et sa commercialisation, ceci est une autre affaire,entre autres de marketing, c'est l'affaire des commerciaux en premier, de certaines administrations de tutelle, de l'Office de l'huile, des efforts déployés par les professionnels, y compris ceux du conditionnement.. D'après ce que j'ai compris des posts de Monsieur Mezghani, le problème réside au niveau des normes européennes qui dévalorisent l'huile tunisienne.. Dans ce cas la bataille doit être mené soit contre ces normes (cette affaire doit être négocié à haut niveau comme les négociations d'ordre agricole entre les divers pays), soit les contourner et vendre notre huile ailleurs et massivement puisque les autres marchés américains et autres l'apprécient si bien.. Et ceci est le rôle de toutes les parties concernées y compris des administrations de tutelle.

  • Mr Yassine,
    Ton Post certaines excellentes questions mais néanmoins il comprend certains contradictions et comparaisons non équivoques

    1) D'abord on est d'accord 100% que le scientifique doit garder la neutralité et ne pas faire des jugements subjectifs (Personnels).
    ,,, et dans les posts que j'ai écrit sur ce forum suite cet article je précise très bien ce point: Ces scientifiques que je critique et ne je vais nommer que leurs initiale par respect comme même à leurs statuts( B.B.R, N.K,Y.B.A ...)disent que notre Huile d'olive est pleine de DÉFAUTS!!!!!! est ce ue selon toi un jugement neutre?
    et par rapport à quoi ils disent ça??par rapport aux normes du C.O.I qui est tissé sur mesure pour les huiles Européennes?? Sache toi que ce jugement est très subjectif et pas neutre du tout car notre Huile est très appréciée aux USA , Japon, Brézil.....et ça c'est confirmé par les exportateurs..
    Donc tu vois le jugement subjectif de nos scientifiques fait l'affaire de l'Europe qui dévalorise nos Huiles pour les acheter à bas prix, la mélanger avec la leur et la vendre 4 fois plus chère!!!

    2)Tu compare l'Huile de Sfax à l'air irrespirable pollué de notre Ville? comment tu peux comparer deux choses qui son différentes? L'air de Sfax est jugé irrespirable car il a des effets nuisibles et maladifs sur la santé humaine, sur la faune et la Flore...on est au moins d'accord pour ça!
    Mais dire que notre Huile est pleine de Défauts ou est l'impact?? nulle part c'est un jugement qui se base sur s appréciations personnelles Européennes: Tu auras du comparer l'Huile au Femmes: leur Beauté diffère d'un pays à l'autre et ce que aiment les Européens ce n'est pas ce que aiment les Syriens et ce 'est pas non plus ce que aient les américains

  • Yassine Aloulou

    Merci d'abord à l'auteur de ce texte pour son attachement à notre patrimoine.
    La discussion se situe à mon avis à 2 niveaux :
    Le premier niveau est sentimental avec lequel je suis tout à fait d’accord, il faut préserver le patrimoine et valoriser les produits du terroir mais là ne se situe pas le travail du «scientifique » mais celui du publicitaire ou le chargé de propagande.
    Le scientifique est tenu par le devoir de neutralité. Si par exemple l’air et irrespirable à Sfax le devoir du scientifique n’est pas de dire que l’air est pur pour préserver l’image du pays. Il en va de même pour l’huile d’olive.
    Le 2 ème niveau est scientifique : Il fallait préciser d’abord qui sont les « certains scientifiques » ? Qu’est ce qu’ils ont dit et quels sont leurs arguments? Pourquoi l’auteur de ce texte pense qu’ils ont tord et quels sont ses arguments ?
    Cette partie scientifique n’est pas suffisamment claire dans cet article, en tout cas personnellement je n’ai pas compris grand-chose ce que je regrette car je pense que le sujet intéresse tout le monde et pas seulement des spécialistes. On parle d'huile, il me semble que le sujet n'est pas si glissant que ça, on devrait avoir plus de clarifications.

  • Mohamed Mezghani  - re:
    Anonyme a écrit :
    Mais de quoi s'agit -il, vous dites les scientifiques?? Et qui sont ces scientifiques??? à mon avis cet article ne devrait pas être ici car faut exposer le pour et le contre avant d'accuser le monde des scientifiques..
    Mais êtes vous sur que les scientifiques ont nuit à l'huile d'olive tunisien ou alors d'autres parties que tout le monde connait et que vous connaissez surement si vous êtes professionnel de l'huile d'olive??


    Monsieur,
    Parmi ces scientifiques qui nuisent à notre image d'olive et à l'huile locale, j'ai entendu il y a 4 jours de ça sur RTCI, un spécialiste très connu en Tunisie (B.B.R)qui disait pendant toute son intervention que notre Huile est pleine de défauts (acide oléique; palmitique.....)!!!!!!! et il faut croiser nos arbres avec d'autres variétés!!!!!

    Mais pourquoi dire qu'elle a des défauts??? c'est un jugement subjectif!!! les normes du COI sont faits de telle faon que leur huile (Europe) est très bonne et la notre est pleine de défauts?? et les normes du COI (conseil oléicole international) son fixés par eux donc ils les fixent sur mesure et visent à défavoriser notre huile....qui je rappelle à ce genre de scientifiques que c'est une source de devise pour le pays et un secteur stratégique qu'il faut promouvoir son authenticité et son originalité et non crier haut et fort qu'il est plein de défauts et il faut rendre nos oliviers bâtards

    il faut pousser à valoriser les spécificités de notre Huile et la promouvoir dans les marchés émergents et non les changer car on a comme même notre mot à dire et n est le 4 éme producteur mondial

  • 5mayes

    Bravo pour l'article, excellente réflexion!!

  • Anonyme  - re:
    Anonyme a écrit :
    Mais de quoi s'agit -il, vous dites les scientifiques?? Et qui sont ces scientifiques??? à mon avis cet article ne devrait pas être ici car faut exposer le pour et le contre avant d'accuser le monde des scientifiques..
    Mais êtes vous sur que les scientifiques ont nuit à l'huile d'olive tunisien ou alors d'autres parties que tout le monde connait et que vous connaissez surement si vous êtes professionnel de l'huile d'olive??


    Par exemple parmi les discours tenus ces jours qui parle et dévoile haut et fort des défauts de l'huile Tunisienne, j'ai entendu sur RTCI Mr B.Ben Ruina qui est l'un des spécialistes dans l'olive, que le chemlali est une huile qui obéit difficilement aux normes du COI (Conseil Oléicole International) par ses caractéristiques oléiques...
    Mais est ce que le COI veut nous imposer ses normes qui font l'affaire des huiles Italiennes et Espagnoles et nous défavorisent énormément?

    Cela reviendrai à défavoriser notre huile chemlali qui sera ainsi moins valeureuse au niveau international et par suite moins chère comparée aux huiles Italiennes et Espagnoles Donc ces Européens profiteront économiquement de notre huile

    Au lieu comme le dit ce scientifique d'essayer de croiser notre variété chemlali et ainsi modifier ses caractéristiques, il faut au contraire imposer notre huile car elle est appréciée au goût dans différent pays par exemple aux USA, au Japon car elle est douce et très plaisante pour eux...

    On est comme même le 4 ème producteur d'huile au monde!! il faut avoir notre mot au COI
    Il faut garder les caractéristiques de notre huile et la renforcer au lieu de la défoncer

  • Samir-T

    Tout se marchande se vend et s'achete........meme notre histoire et nos valeurs

    ce qui est fait pour l'olivier et l,huile est fait pour les autres choses de notre patrimoine qui est devenu defigure

    Les chercheurs et scientifiaues des qu'ils se melent d'un truc il le defigure et ne pensent qu'a annoncer dans les medias leurs trouvailles, et decrocher des primes et des bourses de l'etranger pour defigurer notre agriculture

    Non aux OGM - NON AU FOLIES DE LA SCIENCE

  • Anonyme

    Mais de quoi s'agit -il, vous dites les scientifiques?? Et qui sont ces scientifiques??? à mon avis cet article ne devrait pas être ici car faut exposer le pour et le contre avant d'accuser le monde des scientifiques..
    Mais êtes vous sur que les scientifiques ont nuit à l'huile d'olive tunisien ou alors d'autres parties que tout le monde connait et que vous connaissez surement si vous êtes professionnel de l'huile d'olive??

  • Malheureusement il n'y a plus d'éthique pour certains scientifiques qui marchandent avec tout et parfois au détriment de nos produits de terroir et ne pensent qu'à inscrire leurs noms dans les revues internationales et commercialiser certaines variétés imposées de l'Europe qui ne fait que dégrader nos produits Comme le cas de la variété d'olive ARBEQUINA qui s'est avérée avoir une huile oxydable après être venu à plusieurs pauvre agriculteurs piégés par la propagande suspecte faite pa certains scientifiques pour cette variété

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