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" Aucune région de notre pays ne pourra, non plus, demeurer à l'écart du processus de développement, que ce soit dans les campagnes ou dans les villes, dans le Nord ou dans le Sud. "
Discours du Président Zine El Abidine Ben Ali - 7 novembre 2007.
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Home Idées Chroniques Sfaxonline souffle sa première bougie : une lueur d’espoir …

30

Jui

2009

Sfaxonline souffle sa première bougie : une lueur d’espoir …
(1 vote, moyenne 5.00 sur 5)
Écrit par Mohamed ALOULOU - SfaxOnline.com   

Né il y a juste un an, sfaxonline suscite déjà une large adhésion et ne cesse de s’étendre. Un an, c’est peu pour juger d’un site conçu pour durer et évoluer, mais c’est déjà assez pour tirer quelques enseignements.

L’heureuse initiative, toute personnelle et à l’honneur de celui qui a eu l’intelligence et le courage de la matérialiser, a bien prouvé qu’il était possible et que cela valait la peine d’entreprendre. Forte d’un large public, sfaxien en premier lieu, qui y croit et y contribue, l’initiative a aussi le mérite d’avoir prouvé que le citoyen voulait et savait s’exprimer (même timidement) si l’occasion lui est donnée.

Ce portail appartient d’ores et déjà à Sfax, la grande ville qui veut rappeler son prestigieux passé et sa dimension occultée. La ville qui vivait impuissante et en silence ses difficultés, a maintenant clairement dit qu’elle voulait parler, qu’elle avait des choses à dire et qu’elle savait le faire avec courage et dignité.


Sur ce site on s’est jusqu’à présent exprimé plus ou moins librement sur des sujets divers, parfois banaux, parfois profonds, sensibles et délicats. La teneur des écrits, textes et commentaires, fut variée en ton et en niveau ; c’est le propre de forums du genre qu’il faut savoir admettre et gérer, en évitant les extrêmes.

Entre la prudence excessive d’une autocensure qui paralyse et la témérité à la limite de l’inconscience, il y a place à une attitude pondérée, courageuse et responsable ; il faut savoir raison garder pour préserver toute son audience et sa crédibilité.

Parler des problèmes de Sfax c’est habituellement et encore (hélas !) risquer d’être taxé de régionaliste ; il faut se garder de faiblir face à cette accusation ridicule, ou de céder à ce chantage longtemps utilisé pour faire taire.

On peut et on doit courir le risque de déplaire si on est sûr d’être dans le vrai, mu par le désir sincère de corriger ou d’améliorer les choses, dans l’intérêt de tous et à l’avantage de notre cher pays.

Sfax souffre de problèmes qui contrarient arbitrairement son développement et pour les résoudre il faut d’abord avoir le courage de les reconnaître et oser en parler.

Ce n’est pas toujours facile à faire valoir, on le sait, mais il appartient aux gens de bonne volonté de poursuivre l’effort, de continuer d’y croire et d’espérer.

Restent à résoudre certains dilemmes :

- Comment vivre sa frustration sans colère ?
- Comment exprimer sa colère sans passion ??
- Comment dire sa passion sans être sincère ???
Là est la question !!!

En un an, sfaxonline a déjà « un peu et plutôt bien » raconté Sfax, avec son passé et sa nostalgie, ses soucis, ses tracas, ses espoirs et ses rêves.

Souhaitons à ce « site bienvenu » longue vie et bonne continuation.

Signé : Mohamed ALOULOU (Sfax)

Commentaires (4)
  • Je tiens à féliciter tout d'abord les responsables de ces pages pour leur sincérité et leur militantisme en faveur de notre chère ville : Sfax.
    Je félicite aussi tous les lecteurs de Sfaxonline, dont moi, qui sommes liés par notre amour pour Sfax et par notre nostalgie à la belle épauque où Sfax rimait avec prospérité et sérénité.
    Hélas nous sommes tous d'accord que notre ville encour de plus en plus des dangers perpetrés par la non chalence de la majorité des responsables qui sont à ses commandes.
    Mais nous gardons toujours espoir, grace à vous et à ces pages qu'un jour Sfax regagnera son éclat.
    Longue vie

  • icare  - L'exemple à suivre

    Ce n'est pas un aniversaire mais bien plus, une victoire que nous célébrons à travers ce site. Une victoire sur le silence et la passivité qui ont conduit notre ville à la déchéance.
    Nous avons osé dénoncer les manques et le laisser aller, critiquer ceux qui en sont responsables. On nous a alors décrié sous prétexte qu'il faut agir au lieu d'écrire.Mais avons-nous les moyens?
    Patrice Lumumba disait:" écrire c'est agir". Et nous avons bien écrit, bien crié, notre révolte et notre frustration sans haine et sans peur parce qu'elles étaient justifiées, nous avons condamné le laxisme qui nous a conduit à cet état des choses.
    NOUS AVONS REMPLI NOTRE ROLE DE CITOYEN TUNISIEN CONSCIENT EN DEMANDANT LE DEVELOPPEMENT POUR TOUS.
    Et nous nous devons de continuer ce que nous avons si bien commencer parce que nos voix se sont faites entendre, parce que nous avons montré aux gens qu'ils n'est pas indécent ni provocateur que de vouloir le bien-être et le développement pour tous.
    D'autres que nous devrons fêter cet aniversaire. Ils se reconnaitront, ceux dont le silence aprés lecture n'apporte nulle réponse à leur unique question:" Vous ne craignez pas de parler?"

  • Entre une ville qui a accueillie mes plus belles années d'innocence, et une ville qui tue aujourd'hui tous mes espoirs de réussite professionnelle.
    Entre une ville qui m'a appris à aimer le travail bien fait, et une ville aujourd'hui qui est tellement aveuglée par le manque de moyens qu'elle ne peut reconnaître un travail bien fait.
    Entre une ville qui était la capitale économique, et une ville qui aujourd'hui est un cimetière des entreprises et de l'entreprenariat.
    Sfaxiens n'entendez vous pas pleurer votre ville. Ses maux n'en finissent pas, c'est un cancer généralisé. Tout est atteint: notre médina, notre centre ville, nos routes, notre aéroport, et j'en passe.
    Et malgré tout, nous continuons à y rester. Nous sommes nés là pour le meilleur et pour le pire. Mais notre lot, est depuis quelque temps juste le pire.
    Regardez autour de vous la laideur massacrante, là ou les jnen jadis apportaient beauté et parfum. Regardez se délabrer notre médina, se vider ses souks et se ruiner ses maisons. Sentez sous vos roues les trous et les bosses qui grignotent tous les jours sur la durée de vie de vos véhicules.
    Sommes nous devenus insensibles à ce point à la laideur, ou est ce une répulsion généralisée pour la beauté. C'est peut être une cause non recensée de la pollution : perte du sens de la beauté.
    Qui pourra lever le mauvais sort qui nous a été jeté sinon nous mêmes.

  • Anonyme  - Infra

    Si Mohamed, merci pour cette belle leçon, mais je ne crois pas que ceux actuellement désignés comme "responsables" aiment le langage du bon citoyen qui aime son pays à travers sa région car c'est le langage qui les dérange.. Y a même ceux ou celles qui suivent des leçons particulières pour se rattrapper et se préparer à des responsabilités plus alléchantes...
    Miskina Sfakes.......

    Citer :
    Parler des problèmes de Sfax c’est habituellement et encore (hélas !) risquer d’être taxé de régionaliste ; il faut se garder de faiblir face à cette accusation ridicule, ou de céder à ce chantage longtemps utilisé pour faire taire.


    Votre citation me rappelle ce haut responsable d'origine sfaxienne qui a osé dire dans une réunion que Sfax, la ville du millions d'habitants manque de.. On doit... Il faut... Seulement tous les autres se sont confronté à lui en l'accusant de régionaliste puisque il a parlé de l'handicap qui paralyse son ex-ville, car depuis il ne venait à Sfax que pendant l'Aid..

    Maintenant les choses ont changé, on ne peut plus cacher les réalisations à ciel ouvert des autres villes même plus petites que Sfax..
    Les exemples les plus frappants sont ceux de l'infrastructure et du transport terrestre, aérien et marin..
    Le Chiffre 32 vous rappelle quoi?
    Le chiffre 1 vous rappelle quoi aussi??

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