Comme Christophe Colomb et ses caravelles, nous sommes partis au gré du vent, ne sachant rien du parcours mais connaissant bien le but de ce voyage.
Les escales furent nombreuses toutes aussi intéressantes, à la découverte d’une cité qu’on avait connu belle et resplendissante, nourricière, généreuse mais que le destin "mal récompensa" pour le bien qu’elle avait accordé. Et nous nous retrouvâmes ainsi errants entre Singapour, Bilbao et Seattle sans jamais pourtant quitter ce rivage.
Le vent de l’aventure nous transporta aussi dans un voyage dans le temps : de son passé occulté à un futur qu’on nous promet miroitant, nous parcourûmes son histoire et son devenir avec l'aide de ses guides éclairés ceux-là même qui furent incapables de nous éviter les écueils du présent nous plongeant dans des gouffres et des bas fonds dont on ne serait sûr de pouvoir sortir.
Ce périple digne d’Ulysse continue, arriverons-nous au but qu’on s’est fixé pour un retour au port enfin ouvert, accueillant nos rêves et nos espérances ?
Nul ne pourra y répondre, tant que gronde la colère des Dieux sur cet espace pourtant si pacifique.
Et nous? Marins perdus en mer, seuls sur cette galère, abandonnés par faute de tant de désertions mais toujours enflammés par ce mirage, nous poursuivons vaille que vaille ce chemin tracé en espérant que les vents contraires ne nous arrèteront pas.
Ainsi passa cette année, quel fut le résultat? Nul ne pourra y répondre mais pour peu qu’on ait réussi à donner envie à d’autres de tenter l’aventure et de s’y lancer, on aura fait un grand pas.
Raouf Ellouze
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