Taparura et Centre ville historique
Le réveil de mon portable retentit, je l’ai précipitamment arrêté pour replonger encore un «p’tit quart d’heure» dans ce paradis. Voici la suite de l’histoire : Sfax , comment je t'ai vu dans mon rêve .
Le train, avec ses drapeaux multicolores vient de pénétrer dans l’espace Taparura, des immeubles majestueux bien dessinés sont bordés de plantes géantes ressemblant à des cocotiers: adieu les façades toutes vitrées, les architectes ont finalement compris qu’il faut tourner la page. Par contre, le côté « sud-est » des immeubles montre discrètement sur les toits, des panneaux à « cellules photovoltaïques », la STEG achète maintenant ce que produisent les particuliers comme énergie propre ce qui réduit sensiblement le montant de la facture à payer.
Les voies sont propres et extrêmement larges, les trottoirs aussi, les voitures peuvent maintenant se garer sans difficulté, aucune bosse ni trou dans la chaussée, on a l’impression qu’on ne roule pas mais plutôt on glisse. Avec la réflexion des rayons solaires on dirait un miroir.
On s’approche maintenant de la côte, les couleurs vives des parachutes me rappellent que je suis vraiment en vacances et que je vais « les prendre », ces vacances, eh oui, sur ma terre natale.
La plage est artificielle mais splendide, son entretien est régulier : tous les deux ans, après le décapage de la vase accumulée au large, on assure son engraissement en sable quartzeux provenant des massifs montagneux proches de la région.
Petite explication technique : la plage s’étend sur six kilomètres, son sable est à composante coquillière (Algues carbonatés et Mollusques ) : il est donc plus fragile que celui des autres plages à éléments quartzeux. Suite à l’usure par les vagues et l’action des millions d’estivants chaque saison, les débris de coquilles sont broyés et par conséquent, beaucoup trop de fines particules sont produites. Sous l'action de l'eau salée, une partie de ces fines contribue à la cimentation partielle du haut de plage mais la majeure partie est refoulée vers la mer pour se déposer plus à l'aval. Résultat : non seulement le haut de plage est consolidé et la qualité du sable carbonaté est détériorée, mais la vase au large pourrait gêner sérieusement la baignade. La solution à court terme est de procéder au dragage de la vase puis d’alimenter la plage régulièrement en sable grossier quartzeux de couleur jaunâtre.
Mais depuis quelques années et dans le cadre d’une planification intégrée de l’espace côtier et après la dépollution totale de la côte sud et la disparition du gigantesque dépôt d’ordures ménagères, autrefois incinérées à ciel ouvert, l’aménagement ingénieux de cette côte de la ville a soulagé cette plage de Taparura, les estivants se tournent désormais vers les plages de Nakta-Chaffar-Mahres, les circuits santé et vers les nombreux parcs de loisir ….
Notre train touristique (TTs) quitte le quartier de Taparura, il avance vers l’Hôtel de ville (Mairie), les plantes et grands arbres de l’enceinte de ce bâtiment monumental, autrefois servant d’arrière plan pour les photos des mariés, ont refait surface. En face, « le jet d’eau » a enfin retrouvé le sourire, un très beau monument cubique sculpté dans du calcaire, s’érigeant sur un ensemble de cascades d’eau ruisselante et étincelante, des gravures, tout juste symboliques, évoquent les principales spécificités de la région.
Pour orienter le visiteur, un grand panneau bleu turquoise indique plusieurs destinations : Le Grand Port Commercial - Zone franche - Port de Pêche - Hydroglisseurs des Kerkennah - Taxi-vedettes et Bac des Kerkennah - Marina de Sfax.
TTs avance vers la mer puis s’arrêta : j’ai finalement vu par mes propres yeux le petit pont bleu « mobile» de la « Marina » se dresser majestueusement pour laisser entrer dans ce «Chott Elkrekna» trois petits voiliers touristiques. Pas une voiture dans le secteur, les rues bordières sont toutes piétonnes.
De part et d’autre du « Muséum de la pêche », des petites gargotes offrent du poisson grillé, des calamars dorés et des boissons fraîches. Les enfants, tenant de grands ballons volants, se régalent dans la joie d’« Ice-cream » et de jus de fruits (orange, avocat, mangue, kaki et kiwi). Ils ont même droit à la visite de l’aquarium ainsi qu’à des jeux spectaculaires sur la presqu’île… Ah si mon enfant, parti depuis longtemps, était encore petit ce jour là.
TTs avance et vire légèrement vers la droite, la voix féminine annonce notre passage à côté de l’Espace Taieb M’hiri. Je suis tout simplement fasciné voire envoûté, je ne crois pas mes yeux, bien qu’au fond de moi surgit un sentiment assez spécial : à cet endroit on a partagé avec les autres supporters de mon club des moments de joie même lorsque mon équipe de «foot» est perdante. Oh mon dieu, quel complexe, c’est grandiose, à la place du stade: trois grosses colonnes, on dirait des cylindres en cristal, s’érigeant sur les trois côtés d’un immense jardin triangulaire, ils font apparaître plusieurs ascenseurs panoramiques menant à un immense centre commercial, culturel et de services de plusieurs étages, on a l’impression que ce bâtiment colossal est flottant.
En regardant vers le bas, les yeux se régalent de verdure, l’immense jardin, au pied et sous ce gigantesque ouvrage s’étend encore plus loin et vient se confondre avec l’ancien Zoo et ses «circuits-santé».
Les allées, sont bordés de plusieurs rangées de fleurs entre lesquelles on a placé des bancs à petites tablettes en « bois imité », des dizaines de jeunes et moins jeunes munis de leur «labtops» ont choisi de surfer sur Internet dans ce cadre très agréable puisque le wimax «3ème Génération » est maintenant généralisé. Certains préfèrent prendre leurs cours à distance et dialoguent instantanément via le petit écran avec leur professeur ou tuteur, d’autres préfèrent regarder un documentaire sur une chaîne télé via internet. L’ère de la parabole «fixée sur les toits» est terminée. Suite... (Troisième partie)
Chokri Yaich
Première version de l'article sur wmc.com.tn
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- 04/06/2008 - IAS ou « International Airport of Sfax » !
- 04/06/2008 - Sfax dans mon rêve v1.02 (Première partie)

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Qu'est ce qui empêche les responsables de mettre en place un ou deux hydroglisseurs entre Sfax et Kerkennah à l'image de Kelibia - Sicile... Comme ça on évite la lenteur et les problèmes du bac "tout compris"...
