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Home Développement Sfax et les autres Infrastructures : La Tunisie, un «chantier permanent» pour quelques années encore

27

Jan

2010

Infrastructures : La Tunisie, un «chantier permanent» pour quelques années encore
(4 votes, moyenne 1.00 sur 5)
Écrit par Moncef Mahroug - webmanagercenter.com   
Grues, pelleteuses, semi-remorques, bétonnières, etc. font partie intégrante depuis quelques années de notre paysage urbain qu’ils contribuent à modifier et à améliorer à vue d’œil. De fait, la Tunisie est «un chantier permanent», comme aime à la qualifier M. Slaheddine Malouche, ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire. Elle le sera pour quelques années encore, car la mise à niveau des infrastructures menée depuis une bonne dizaine d’années est indissociable de celle de l’économie d’une façon générale, entamée quant à elle dans le secteur de l’industrie, après la signature de l’accord d’association avec l’Union européenne en 1995, et par la suite à d’autres secteurs.

Ainsi que l’a rappelé le ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire –en se référant à l’axe 19 du Programme président pour la période 2009-2014, fixant comme objectif la réalisation d’«infrastructures de base et de communication modernes, respectant les normes internationales»-, a l’ambition d’atteindre l’excellence dans ce domaine. Et c’est pour cette raison que l’enveloppe qu’elle y consacre croit sans cesse –le budget d’investissement du ministère de l’Equipement pour l’année 2010 est en progression de 20% par rapport à 2009.


En matière de route, les projets en cours –construction, entretien ou extension- totalisent 1.394 kilomètres et un investissement de 637 millions de dinars, indique M. Slaheddine Malouche, lors d’un point de presse, jeudi 21 janvier 2009.

Le plus important est sans nul doute celui de la route nationale n°9 (Tunis-La Marsa) qui, une fois le chantier achevée, deviendra «la première route à 2 x 4 voies dans le pays», se félicite un responsable du ministère de l’Equipement.

Les autoroutes qui sont en train d’être réalisées représentent quant à elle un engagement de 1.300 millions de dinars.

Cet effort va se poursuivre au cours des années à venir, puisque le 11ème Plan de développement prévoit l’investissement de 2.460 millions de dinars pour la maintenance de 5.500 kilomètres de route.

Grâce à cet effort, la Tunisie dispose aujourd’hui, par exemple, d’un réseau de 390 kilomètres de routes répondant aux normes internationales, c’est-à-dire ayant une largeur de 7 mètres.

La Tunisie est également en train d’investir énormément dans les échangeurs et les ponts, destinés à améliorer la fluidité de la circulation automobile. Dans le Grand Tunis, où ce problème se pose avec le plus d’acuité, 30 échangeurs ont été construits depuis 1987. «Nous aurions aimé faire cela en moins de temps, mais c’est une question de moyens», note M. Malouche. En tout cas, le pays compte rattraper le temps perdu : une dizaine d’échangeurs sont en cours de réalisation ou programmés à brève échéance (avenue de la République, Den Den, Ibn Khaldoun, etc.). De plus, 27 ponts sont inscrits au 11ème plan.

Avec le temps, le ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire a appris non seulement à bien mener ce genre de projets, souvent de grande envergure, mais à en limiter également au maximum les «effets colatéraux» plus ou moins gênants pour les citoyens d’une façon générale, et les automobilistes et les opérateurs économiques en particulier.

Le projet d’élargissement et de modernisation de la route nationale n°9 est de ce point de vue emblématique. S’agissant d’un vaste chantier d’une durée de 18 mois –sans compter d’éventuels retards-, le ministère a fait le choix de le confier à deux entrepreneurs, au lieu d’un, pour gagner du temps. N’aurait pas été possible d’écourter encore plus la durée du chantier en demandant aux deux entreprises en charge du projet de faire travailler deux équipes de nuit, comme le suggèrent certains ? Non, réponde le ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, car –en raison du coût du travail de nuit- cela aurait fait exploser le budget qui est déjà de 64 millions de dinars.


Commentaires (4)
  • Expert

    Oui je suis d'accord que Sfax est sciemment exclue des grands projets d'infrastructure. Pourtant La thérie fiscale repose sur le fait que le paiement d'impôts est la contrepartie de réalisation de services publiques gratuits (santé, éducation, infrastructure, etc.) et que dans le mesrure où le contribuable à Sfax est réupté être classé en haut du tableau en matière de transparence fiscale et de paiement, contrairement aux autres régions connus par un taux trés élevé d'évasion fiscles, il a le droit d'exiger la contrepartie qui lui soit physiquement observables, sinon on aurait probablement dans le futur une déroute à sa conduite fiscale jusqu'à maintenant trop correcte... :idea:

  • Anonyme

    Sfax Hors jeu comme d'habitude mais ça ne va pas durer pendant longtemps Messieurs les hauts responsables, les sfaxiens se sont réveillés et c'est irréversible, leur manifestations et les vraies plaidoiries des hommes et des femmes lors de cette affaire des zones bleues est révélatrice. Les zones bleues n'est qu'un prétexte tout le monde est conscient que le problème vient d'ailleurs et que la solution ne peut venir que lorsqu'on respecte cette ville et ses habitants en leur permettre de vivre comme tout le monde..

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