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Home Développement Economie & Emploi Crise de la volaille à Sfax, Le poulet vif bat de l'aile

06

Jui

2008

Crise de la volaille à Sfax, Le poulet vif bat de l'aile
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Écrit par Le temps   
S'achemine-t-on vers une crise dans le secteur du commerce de la volaille ? C'est du moins ce que laissent entendre les vendeurs de poulet vif, les intermédiaires et surtout les éleveurs.
Les injonctions de fermeture des boutiques pour les premiers, le chômage forcé pour les deuxièmes cités et la difficulté d'écouler leurs produits pour les troisièmes constituent d'après les intéressés les symptômes d'une crise dans laquelle va plonger toute la chaîne, avec toutes les conséquences prévisibles, dont notamment le tarissement des sources de revenus, l'incapacité de rembourser les crédits et le chômage pour les uns et pour les autres.

A la Chambre syndicale des Commerçants de Volaille, c'est pourtant un autre son de cloche : Les réticences injustifiées des vendeurs de poulet vif à adhérer au programme de mise à niveau sont à l'origine des difficultés vécues par le secteur.

Abdessalem, commerçant de poulet vif :

« Auparavant, nous étions fournis en poulets par un intermédiaire.
Tout était dans l'ordre. Les problèmes n'ont surgi que lorsque les abattoirs se sont chargés de nous approvisionner en marchandises. Vu leur statut de concurrents par rapport aux commerçants, vu aussi leur capacité d'abattage très limitée, ces abattoirs s'abstiennent de nous fournir du poulet à la moindre pénurie. Ils nous prennent en otages et tiennent compte, en premier lieu, de leurs propres intérêts. Il est vrai que deux investisseurs ont reçu l'agrément d'ouvrir des abattoirs. Mais en attendant qu'ils soient opérationnels, on demande au moins, à bénéficier d'une prorogation adéquate des délais de mise à niveau. Or, nous faisons actuellement l'objet de pressions, sous forme de décisions de fermeture de nos locaux, ce qui nous porte sérieusement préjudice et pourrait nous acculer à abandonner définitivement notre activité ou du moins à congédier nos employés pour alléger les frais, avec toutes les répercussions prévisibles aussi bien pour ces derniers que pour nous-mêmes, par exemple en matière de démêlés, y compris avec la justice. Notre commerce est notre source de revenus. Il fait vivre nos familles et celles de nos employés. Nous demandons à ce que l'on en tienne compte ».
Source : Le temps
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