Sam 22 Nov 2008 |
|
Écrit par Moncef Ben Salah - SfaxOnline.com
|
|
| | 
MM Gérard Bacquet et Christian Attard, anciens sfaxiens, seront parmi nous du 28 au 30 novembre 2008 pour la présentation de leur CD « Sfax entre 1881 et 1956 » Sud Edition, Tunis. Dans ce CD, les auteurs, témoins d’une période de notre histoire riche en évènements, mettent à notre disposition une documentation rare et exceptionnelle sur la vie quotidienne à Sfax et les principaux quartiers de notre ville de même que sur le port, le petit chenal, les marchés, les journaux, sfax-gafsa, etc. autant d’odeurs et de saveurs que notre aimable cité avait toujours dégagés à travers la vie de tous les jours.
|
Mar 09 Sep 2008 |
|
Écrit par Moncef Ben Salah - SfaxOnline.com
|
|
| | Deuxième partie La légende arabe, le sultan "Ben Yaghleb"
Les Aghlabides sont la première dynastie arabe à régner sur la Tunisie au nom du calife abbasside de 800 à 909 ; elle compte onze souverains. Son fondateur est "Ibrahim Ibn El Aghlab". Dans la légende sfaxienne, aucun de ces onze souverains n’est nommément désigné comme étant le fondateur de la ville : celui-ci y est cité sous le titre de " Sultan Ben Yaghleb". Elle est racontée ainsi qu’il suit :
Ayant eu un cauchemar dans lequel il a été appelé à voyager à travers le pays, le Sultan Ben yaghleb quitta Kairouan incognito au dos d’une mule chargée d’or et de provisions. En cours de route, il traversa un oued dans lequel il a failli perdre la vie et, quoiqu’il pût se sauver, la mule fut engloutie par les eaux avec toute la charge qu’elle portait. Le Sultan continua son voyage à pied pour arriver à Tina exténué par la faim et la fatigue.
Il s’arrêta ainsi au niveau d’un "ftayri" (fabriquant de beignets) de la famille "Siala" ; celui-ci, pris de pitié envers ce passant, l’invita à quelques beignets et lui proposa du travail dans son magasin moyennant sa nourriture quotidienne, ce que le passant accepta de bon coeur.Lire la suite...
|
Ven 05 Sep 2008 |
|
Écrit par Moncef Ben Salah - sfaxonline.com
|
|
| | Première partie
La légende berbère & la présence romaine

Plusieurs légendes se sont tissées autour de la création de la ville de Sfax, la question qui reste encore posée aujourd’hui est celle de savoir si Sfax était romaine ou si elle était fondée par les arabes ou alors si elle était beaucoup plus vieille que ça ?
Nous allons essayer dans cet article de vous faire part des principales versions racontées à ce sujet, en commençant par la légende berbère.
Lire la suite...
|
|
Mar 02 Sep 2008 |
|
Écrit par Moncef Ben Salah - SfaxOnline.com
|
|
| | A partir du premier tiers du XIIe siècle, la Tunisie est régulièrement attaquée par les normands de Sicile et du sud de l’Italie. En 1135, le roi normand Roger II s’empare de Djerba. En 1148, c’est Mahdia, Sousse et Sfax qui tombent aux mains des normands. Pour mettre la résistance sfaxienne à genoux et garder à l’œil l’ensemble de la population, les normands ont fait loger leurs soldats dans tous les quartiers de la ville et déporté en Sicile les principaux leaders de la résistance sfaxienne parmi lesquels se trouvait le cheikh Sidi Belhassen Ali El fériani , gouverneur de la ville. La présence normande à Sfax a duré 8 ans pendant lesquels les résistants sfaxiens, encadrés par les notables de la ville (le gouverneur Amor El feriani [fils de sidi Belhassen el Fériani], Sidi Djebla, Abdeljalil Ben M’Faouaz, Yahya, fils de l’officier Abbes Djedidi) ont mis au point une stratégie secrète et efficace pour se débarrasser des normands ; cette stratégie fut appliquée avec succès au courant de la nuit du 31 décembre 1155 permettant ainsi la libération de Sfax cinq ans avant la libération de Mahdia, puisque le départ définitif des normands de Tunisie date de 1160. Cette fameuse nuit avait porté le célèbre nom de « Leilet El Hajouja » dont le souvenir fut célébré à Sfax pendant des siècles. Lorsque j'étais encore tout petit, j'entendais ma grand-mère rappeler dès le matin du 31 décembre qu'"aujourd'hui, c'est la fête de hajouja". Un peu plus tard, des petits plats de fèves, préalablement cuits à l'eau puis salés et épicés au cumin, sont présentés à chacun d'entre nous; c'était le seul rituel réservé à cette fête assez plate dont personne ne connaissait ni l'origine ni la signification. Lire la suite...
|
|
Écrit par Michel VAN DER MEERSCHEN
|
PREFACE A l'heure où l'Humanité s'élance à la conquête d'un univers dont les limites reculent toujours, à l'heure où les progrès prodigieux de la science semblent ne plus connaître de bornes, l'attention passionnée apportée par une poignée d'hommes au maintien d'une petite cité apparemment anachronique à l'abri de ses remparts aussi intacts qu'inutiles, peut paraître dénuée de toute signification. Pourtant, ces hommes sont mus par une ambition à la mesure de leurs efforts: celle d'assurer à la médina de Sfax le droit à une existence authentique au sein d'un monde en pleine mutation, épris de modernisme, préoccupé d'efficience pratique et immédiate. La valeur absolue que représentent la beauté intrinsèque des sites urbains traditionnels, leur signification humaine et leur rayonnement spirituel, justifie à elle seule toute option prise en faveur de leur conservation. Il s'y ajoute la puissante motivation de potentialités économiques et culturelles, rejetées, sous-estimées, ignorées ou mal comprises. Il s'agit, en fait, d'insérer dans la chaîne de l'histoire -de notre histoire nationale -le maillon constitué par l'ensemble des médinas, sachant qu'il n'est pas nécessaire de détruire pour créer et qu'il est parfaitement possible, au prix d'un peu d'imagination et d'une persévérance sans faille, d'inclure dans les plans d'avenir les plus audacieux le respect de l'héritage du passé. Cette conviction anime ceux qui, en Tunisie, ont entrepris de faire campagne pour sauver les médinas, se joignant en cela à la cohorte sans cesse plus dense des responsables urbanistes ou architectes qui, à travers le monde, consacrent leurs activités à la préservation du patrimoine culturel de l'Humanité, dont les villes anciennes représentent un élément fondamental et irremplaçable. A cet égard, ces dernières .années ont été déterminantes en Tunisie puisqu'elles ont vu naître plusieurs associations ou bureaux d'études pour la sauvegarde et la mise en valeur des médinas, au moment même où l'UNESCO, préoccupée par la dégradation des centres historiques, inscrivait ce problème à l'ordre du jour d'une de ses assemblées générales.
|
|
Écrit par tunisiecoloniale.blogspot.com
|
 Dès la capitulation du pays des Kroumirs, ensuite de Tunis la Capitale de la régence et la signature du traité du Bardo par Sadok Bey qui institua le Protectorat français sur la Régence, Mr Roustan, le Résident Général et avec l’aide de ses Généraux prit les premiers arrangements nécessaires pour compléter la domination de tout le nord de la Régence. Les quelques résistances s'éteignaient tous les jours; les tribus visitées par l’armée française venaient solliciter l'Aman et remplir les conditions qui leur étaient imposées : désarmement, obligation pour la tribu de reprendre ses campements ou installations habituels; fourniture de mulets pour le service des transports de l’armée française; provision de 40 francs par tente à verser au Trésor par les tribus contre lesquelles les Algériens, Européens ou indigènes avaient présenté des revendications fondées; engagement à payer, comme contribution de guerre, telle somme que le gouvernement fixerait ultérieurement; livraison des réfugiés, condamnés, contumaces, gens dangereux réclamés par les français et livraison d'otages à titre de garantie pour l'exécution de ces conditions. Le Général Logerot entreprit aussi de châtier certaines tribus frontalières, ainsi il parti en razzia avec 4 bataillons contre des fractions des Chihia, des Beni-Mazen, les Ouled Ali M'fodda, les M'rassen et les Ouchteta. Il leur imposa des dures conditions, emporta même avec lui des otages et infligea une grande ruine aux Ouchtetas.
|
|