Histoire
Composée de deux principaux secteurs: la Médina et Bab Bhar, Sfax devait relier les autres places, telles que les R'bat et les faubourgs en utilisant les terrains occupés alors par les cimetières et leurs environs.
C’est ainsi que fut crée la société Sfax el Jadida, dont le but était la création d’un espace urbain en parfaite harmonie avec l’existant et combler le manque d’infrastructures, soulager ainsi l’étranglement de la circulation, couvrir les besoins vitaux pour cette extension, créer des espaces verts, des voies de circulation larges, des parkings pour désengorger les alentours de la vieille ville et un espace de culture et de loisirs. Bref, une ville moderne pour une qualité de vie parfaite.
A cet effet, il fut établi un cahier de charge strict pour la réalisation de ce programme et la gestion des soixante hectares de ce nouveau îlot de la manière la plus harmonieuse qui soit :
- 18.8 % furent dédiés à l’éducation, l’administration, la culture, les services sociaux et commerciaux, soit : 12.43 ha
- 35.5 % consacrés aux espaces verts, voieries, parking…soit 23.57 Ha
Afin de préserver le paysage urbain, les responsables de l’époque avaient décrété que les bâtiments à proximité de la ville arabe ne pouvaient ni ne devaient dépasser la hauteur de deux étages (ce qui fut par exemple l’immeuble El Arouika), et ce pour éviter d’étouffer la vieille ville et les remparts. Les immeubles s’élevant graduellement pour atteindre six étages sur l’avenue Majida Boulila.
La surface totale consacrée à la construction s’établit à 300 000 m2 avec un COS (Coefficient d’occupation du sol) de 0.7 et un CUF (coefficient d’utilisation urbaine) de 1.7.
L’avidité ne connaît pas de limite chez nous et pour une société dont la vocation première était la perfection urbanistique, la dérive fut prompte à s’établir.
Sur qui retombe cette lourde responsabilité ?
Faut-il incriminer les dirigeants de cette société en premier, dont certains furent même dans des conseils municipaux ?
Faut-il rejeter la responsabilité sur la municipalité qui n’a rien fait pour freiner cette course aux gains en accordant des autorisations de bâtir sans tenir compte du cahier de charge initial?
Les conséquences désastreuses de cette politique irresponsable sont là. Enormes par les dégâts causés :
- des voies de circulation étranglées
- carence totale en places de parking, là où il aurait fallu 18000 places, il n’en existe qu’à peine 2000 ou 3000 places.
- un espace culturel réduit à cette installation de fortune appelée "complexe Jamoussi" ;
- des espaces verts de la taille d’un mouchoir de poche qu’on essaie d’étirer en comptabilisant les arbres plantés sur les trottoirs ;
- absence totale d’espaces de loisirs.
La liste serait hélas interminable et tout le monde est conscient de ce grand échec appelé Sfax El Jadida.
Et, malgré la surexploitation du site, malgré la saturation en locaux commerciaux dont beaucoup sont inoccupés, récemment d’autres terrains à vocation d’espace vert furent attribués à des promoteurs pour d’autres immeubles, comme par exemple celui situé en face de la CNSS.
Sfax El Jadida est devenue un bloc de béton, écrasant, étouffant sans aucun charme ni beauté, multitude de style en tout genre.
Si ce quartier a permis une extension nécessaire pour la ville, le but recherché initialement ne fut pas atteint. Il aurait pu être réalisé, si les conditions imposées au début avaient été tenues.
Sommes nous prédestinés à voir toujours notre cadre de vie et notre environnement spoliés et gâchés par la faute de quelques uns que nous laissons faire dans cette indifférence totale qui caractérise le sfaxien pour les affaires de sa ville ?
Sfax est encore appelée à s’agrandir, nous pensons bien sur au projet Taparura pour lequel on consent d’énormes budgets. Il serait malheureux si ces mêmes erreurs doivent se répéter.
Qu’on laisse au moins à cette ville qui en tant besoin, une zone à échelle humaine, pour un développement durable, une véritable villégiature où il ferait bon vivre comme il y en a partout prés de toutes les métropoles.
Pour une qualité de vie meilleure permettant à nos enfants de penser enfin rester chez eux plutôt que partir là où la vie mérite d’être vécue.
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- 24/03/2009 - Gestion de l’espace public à Sfax : Des problèmes en guise de solutions.
- 19/03/2009 - Sfax et Bilbao...suite.
- 11/03/2009 - Un nouveau plan d’aménagement urbain intelligent pour Sfax s'impose!

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CATASTROPHIQUE.....C'est de l'arnaque